Face à la non satisfaction des revendications contenues dans le cahier de charges des employés de Maurel et Prom, l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep), a invité les employés à déclencher une grève illimitée le 22 février.

Des employés de Maurel et Prom Gabon en grève (archives). © Gabonactu.com

 

Une grève illimitée a été déclenchée depuis le 22 février à Maurel et Prom Gabon. L’Organisation nationale des employés du pétrole(Onep), a invité les employés à cesser toute activité sur tous les sites.

Une grève justifiée, selon l’Onep, par le «refus de la direction générale de Maurel et Prom Gabon d’accéder aux attentes légitimes et légales des employés, contenues dans le cahier de charges déposé le 15 février», relève le bureau du Syndicat.

Se basant sur les dispositions de l’article 345 du Code de travail, l’Onep a informé les employés que cette grève «couvrirait l’ensemble des établissements de la société Maurel et Prom (Port Gentil, Lambaréné Onal et Coucal)».

Par ailleurs, l’Onep a rappelé les dispositions de l’arrêté n° 003 du 22 mars 2010 stipulant que «le service minimum dans le secteur pétrolier n’est applicable qu’aux activités, services et postes de travail dont l’arrêt est de nature à compromettre le bon déroulement des services essentiels qui ont un impact sur la santé, la vie et la sécurité des hommes ».

A cet égard, le bureau de l’Onep estime qu’en l’absence d’un procès-verbal sur le service minimum, «les employés de Maurel et Prom ne sont pas autorisés à exercer une quelconque activité dans le cadre d’un service, sauf pour situations d’urgences médicales et de protection des installations».

Une énième grève dans ce secteur sensible, dont les conséquences risquent d’être lourdes, au regard de la place qu’il occupe dans l’économie gabonaise.

Le jeudi 23 février, en fin d’après-midi, une vidéo a circulé sur les réseaux sociaux. A en croire les images, les employés grévistes de Maurel et Prom ont reçu sur leur site de Port-Gentil la visite pour le moins musclée d’agents des forces de l’ordre encagoulés. Si les raisons de la descente de ces agents n’ont pas été clairement déclinées par le ministère du Pétrole et des Hydrocarbures, certains veulent croire que leur intervention visait à sécuriser les installations sur le site.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga