Dans une décision rendue le 25 février, le tribunal de Port-Gentil a jugé illégale la grève observée par les agents de Maurel & Prom avant d’ordonner sa levée.

Scène de la grève sur le site de Maurel & Prom. ©D.R

 

Le tribunal de première instance de Port-Gentil n’est pas allé par quatre chemins pour condamner la grève illimitée, déclenchée depuis le 22 février par les agents de Maurel et Prom Gabon.

Dans une décision rendue sur l’affaire, le 25 février, il a jugé la grève illégale et ordonné par la même occasion, sa levée immédiate. Après avoir été saisi le 24 février, par les responsables de Maurel & Prom, pour statuer sur l’affaire, le tribunal a entendu les parties concernées par la crise. Selon ses conclusions, cette grève est illégale.

Toutefois, l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep), principal syndicat du secteur du pétrole ayant appelé à la grève, n’entend pas respecter cette décision.

Estimant n’avoir pas été informé de la décision du tribunal et jugeant la décision inique, le syndicat projette une grève générale du secteur pour protester contre les violences policières exercées sur les grévistes. L’Onep craint notamment que les grévistes soient licenciés après le mouvement.

Dans un communiqué circulant sur les réseaux sociaux, le syndicat a invité les structures de base à organiser des assemblées générales sectorielles, dès le 28 février. Ces assemblées auraient pour objectif de recueillir les avis de tous les employés sur la poursuite ou non de la grève.

Depuis son lancement, le 22 février, la grève de Maurel & Prom aurait, selon un cadre de la société, «engendré des pertes énormes à l’économie du Gabon». Des pertes dont les conséquences risquent de s’alourdir si un dénouement rapide n’est pas trouvé dans les prochains jours.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga