Dans un billet publié le 3 mai sur sa page Facebook, Petit-Lambert Ovono a livré sa lecture de la reconduction d’Emmanuel Issoze Ngondet dans ses fonctions de Premier ministre.

Petit-Lambert Ovono. © 3.bp.blogspot.com

 

Comme pressenti, la reconduction d’Emmanuel Issoze Ngondet au poste de Premier ministre a suscite une vague de réactions et tentatives d’analyses sur les réseaux sociaux, notamment. Parmi elles, celles de Petit-Lambert Ovono, qui publie régulièrement des «textos» sur sa page Facebook. Le 4 mai, «l’évaluateur certifié» des politiques publiques a décrypté la démission d’Emmanuel Issoze Ngondet, le 1er mai, et sa reconduction aux fonctions de chef du gouvernement deux jours plus tard.

«Le Premier ministre a rendu le 1er mai, sa démission et celle de son gouvernement à Ali Bongo. Chose curieuse, dans le communiqué y relatif lu par le porte-parole de la présidence de la République, celui-ci n’avait pas indiqué que le président de la République l’avait accepté. C’est 48 heures plus tard que le chef de l’État vient de prendre sa décision. Emmanuel Issoze Ngondet est “nommé” premier ministre, et chargé par le président de la République de former un gouvernement», a rappelé Petit-Lambert Ovono.

De l’avis de ce dernier, le décret 000149/PR du 3 mai, annonçant la décision du chef de l’Etat, est chargé de symboles. «Il (le décret, ndlr) intervient après une évaluation pointue de la performance d’Emmanuel Issoze Ngondet par le chef de l’État lui-même. La décision de reconduire Issoze est à cet égard une remise en cause du jugement porté sur lui par la Cour Constitutionnelle. Autrement dit, c’est un cinglant désaveu de Marie Madeleine Mborantsuo et ses collègues», a estimé Petit-Lambert Ovono.

Il est conforté dans son hypothèse par le fait que le décret 000149/PR ne demande pas au PM de former un nouveau gouvernement. «Est-ce une indication pour le maintien de la même équipe ?», s’est-il interrogé. Dans tous les cas, Petit-Lambert Ovono a insisté sur le fait que le maintien d’Emmanuel Issoze Ngondet à son poste est «la preuve que sa démission a été refusée après une longue réflexion». Selon lui, il ne fait aucun doute qu’«Ali Bongo reste le maître du jeu et de son agenda».