Après sa prise de fonction, il y a quelques jours, le nouveau ministre de la Fonction publique, de la Modernisation du service Public, chargé de la Réforme de l’Etat, Ali Akbar Onanga Y’Obégué, a échangé avec les syndicalistes de ce département, en grève, afin d’envisager un retour vers la sérénité.

Vue de la séance du travail entre Ali Akbar Onanga Y’Obégué et le bureau du Synafopra, le 17 mai 2018. © Facebook /Ahmed.Mouyaka

 

Dossier brûlant laissé par son prédécesseur, la grève des agents du ministère de la Fonction publique se doit d’être urgemment réglée pour un retour à la sérénité au sein dudit ministère. Mais, peut-on envisager un retour à la sérénité? On peut du moins l’envisager au terme de la séance de travail organisée, le 17 mai 2018, par le nouveau membre du gouvernement, Ali Akbar Onanga Y’Obégué.

Faisant ses premières armes au gouvernement, le nouveau locataire de ce département ministériel entame donc son bail avec une grève des agents, en débrayage depuis un mois. Dans leur cahier de charges, ils revendiquent les primes de rendement, posent les problèmes liés à la formation, à l’accès à l’Ecole nationale d’administration (ENA), ainsi qu’à la régularisation de la situation des agents de la main d’œuvre non-permanente. Si certains de ces points ont déjà trouvé des solutions en interne, il demeure toutefois que les questions transversales devront être examinées entre les ministères concernés.

En recevant le bureau du Syndicat national des agents du ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative (Synafopra), Ali Akbar Onanga Y’Obégué a donc voulu s’imprégner de ce dossier et privilégier le «dialogue » pour une recherche efficace et efficiente des solutions à cette crise. «Il faut savoir déclencher une grève, mais il faut savoir aussi y mettre un terme», conseille-t-il.

De leur côté, les syndicalistes espèrent que la parole sera tenue et que les avancées seront notables quant au traitement de ce dossier. «Nous osons espérer que des solutions seront rapidement trouvées par le ministre et ses collaborateurs pour le bien des concernés mais aussi et surtout pour une administration plus performante et donc un Gabon plus fort», a déclaré un syndicaliste.

En mettant rapidement en place ce cadre de concertation et de dialogue, le nouveau responsable de ce ministère espère anticiper les problèmes en étant proche et à l’écoute du personnel.