La revalorisation de la pension retraite était au cœur des échanges entre le ministre de la Santé, membres du patronat et responsables syndicaux, les 19 et 20 octobre à Libreville. Face à ses interlocuteurs, Paul Biyoghe Mba a défini les paramètres de cette revalorisation qui sera largement débattue au cours des assises prévues à cet effet, du 30 octobre au 10 novembre.

Paul Biyoghe Mba lors du Forum national sur la retraite, en juin 2017 à Libreville. © Gabonreview

 

La capitale gabonaise abritera du 30 octobre au 10 novembre, des assises nationales sur la revalorisation de la pension retraite. En prélude à cette rencontre d’envergure, le ministre de la Famille a réuni son cabinet et des membres du patronat, le 19 octobre à Libreville.

«Il faut qu’ils étudient attentivement les paramètres qui devront être examinés durant ces négociations, notamment l’assiette, le plafond, les taux et la durée des cotisations, la période retenue pour l’admission à la retraite, etc. qu’ils y apportent toutes les observations et amendements nécessaires», a expliqué Paul Biyoghe Mba, relayé par le quotidien L’Union.

Ce 20 octobre, le tour est revenu aux responsables des centrales syndicales d’être édifiés sur les préparatifs de ces assises. Celles-ci découlent d’une décision du conseil des ministres du 28 septembre. Le gouvernement avait recommandé, en effet, l’initiation de négociations tripartites (gouvernement-patronat-centrales syndicales) afin de débattre sur la question relative à la revalorisation de la pension retraite.

Au Gabon, la définition du retraité est assez mitigée.  Pour beaucoup, il s’agit de quelqu’un qui doit être laissé pour compte, quelqu’un qui, à la limite, va de la vie professionnelle au cimetière. Or, d’autres estiment que le retraité doit être perçu autrement : comme un agent économique, un consommateur, quelqu’un à même de redynamiser la demande.

«Dans ce contexte, il faut une continuité entre la vie professionnelle et la vie de retraité. C’est pourquoi dans beaucoup de pays, la pension est légèrement inférieure au salaire que percevait le retraité pendant sa vie professionnelle», avait souligné un participant au Forum national sur la retraite, organisé en juillet dans la commune d’Akanda.