Après Patrick Louembet et Olga Ditengou, les mois précédents, une nouvelle exposition d’arts plastiques gabonais (sculpture et peinture) s’est récemment ouverte au public au Nomad Suites Residences à Libreville.

Quelques œuvres exposées à la galerie d’art du Nomad. © Assemblage par Gabonreview

Quelques œuvres exposées à la galerie d’art du Nomad. © Assemblage par Gabonreview

 

Pour répondre aux demandes sans cesse grandissantes d’un public, qui a visiblement apprécié l’initiative de la structure hôtelière, lancée avec Patrick Louembet et Olga Ditengou, il y a quelques mois, le Nomad Suites Residences a décidé de frapper à nouveau, et cette fois un grand coup. Ainsi, du 10 au 31 août 2015, les tableaux et sculptures de huit autres artistes gabonais sont donnés à voir aux clients et usagers de ce complexe hôtelier, mécène récemment révélé de l’art gabonais.

Quelques-uns des artistes et des œuvres exposés, le 18 août 2015 au Nomad. © Gabonreview

Quelques-uns des artistes et des œuvres exposés, le 18 août 2015 au Nomad. © Gabonreview

Des peintures réalistes d’animaux de la forêt gabonaise aux formes sculpturales plus ou moins abstraites puisées dans la tradition et les rites du pays, la galerie d’art du Nomad s’est enrichie et le cadre semble être rentré dans une autre dimension, placée sous le thème «Symbiose culturelle».

Pour ses responsables, il s’agit de faire cohabiter le design moderne et l’art africain, en plus de veiller à «la préservation de l’héritage culturel des artistes installés au Gabon en vue de bâtir le patrimoine de demain». Ainsi, des peintres aux sculpteurs, «chacun à sa manière met des formes puissantes et des couleurs mémorables sur leurs différentes œuvres», commente la structure, qui a tenu à placer côte à côte, des artiste célèbres comme Georges Mbourou et des quasi inconnus, parmi lesquels quelques disciples du précité, sans nul doute promis eux aussi à la célébrité du fait de leur originalité et la vitalité de leurs créations. Pour Jocelyne Halajko, la directrice générale du Nomad, «cette opération de mécénat sur le pan culturel contribue au rayonnement de l’art dans le but d’encourager la création, les collaborations artistiques entre les différents créateurs, mais aussi la visibilité auprès des amoureux de la culture».

Les artistes exposés

Magic Cozmum Makosso : Spécialisé dans l’ésotérisme, l’artiste peintre a été formé aux ateliers Georges Mbourou. Il fait preuve d’une prédisposition pour l’acrylique sur toile et exerce depuis trois ans.

Atelier Icar : Représenté par Jean-paul Moulomba, responsable de l’atelier. Graphiste et sculpteur sur bois, il affectionne le travail sur «la taille». Il exerce depuis trente ans.

Steeve Sossy : Avec vingt ans d’expérience, le sculpteur est passé maître dans l’art et la technique de la taille, qui consiste à soustraire des œuvres du bois ou de la pierre, à l’aide d’un outil percuté par une massette, sans mise aux points. Une méthode qui demande beaucoup de dextérité.

Cédric Allogho Ndong : Spécialisé de l’abstrait, de la figuration et du dessin, l’artiste peintre exerce depuis quinze ans… à la recherche permanente du langage visuel des formes, des couleurs et des lignes, qui composent ses tableaux de style contemporain.

Georges Mbourou : Si ses œuvres suscitent le plus d’attrait depuis l’ouverture de l’exposition, c’est que du haut de ses vingt-huit ans d’exerce, il est le «maître» de plusieurs artistes gabonais, dont certains, à l’instar de Magic Cozmum Makosso ou Cédric Allogho Ndong, partagent avec lui les cimaises du Nomad durant ce mois d’août. Peintre et graphiste, il est une icône pour de nombreux artistes et amateurs d’art. Doué dans tous les domaines (huile, eau, acrylique), sa technique repose principalement sur l’abstrait.

Omer Maganga : S’il exerce dans le domaine de la bande dessinée depuis son enfance, ce sont les plus grands (Minko mi Nze et Georges Mbourou) et leurs œuvres qui l’ont pourtant inspiré à faire dans la peinture dès 1998. Spécialisé dans le symbolisme, il a exposé au Cameroun, en Italie et aux Etats-Unis, dans le cadre d’expositions collectives.

Max Obiang : Polyvalent, l’élève de Me Minko mi Nze, dessinateur depuis l’âge de six ans, débute véritablement en peinture en 2000. En 2002, il participe à une exposition collective organisée dans une autre structure hôtelière de Libreville.

Maurice Olimbo Ndjave : Artiste multiforme, ses œuvres dégagent un style «semi-abstrait», qui «voyagent entre le monde visible et invisible de nos rites et croyances». Le peintre, qui se définit comme une sorte d’«arc-en-ciel» touche à tout, et bénéficie depuis son jeune âge du soutien de sa mère, qui lui a fait connaître, très tôt, l’œuvre du peintre impressionniste Auguste Renoir et celle du surréaliste Salvador Dalí.