Grace à une opération menée conjointement par les autorités du Gabon, de Sao Tome- et- Principe et l’ONG Sea Shepherd, un bateau espagnol a été arraisonné le 30 septembre sur les côtes gabonaises pour pêche frauduleuse de requins.

L’un des navires Vema arrêté au large des cotes gabonaises pour pêche illégale. © Tuna Vessel

 

Un navire espagnol, Vema, a été arraisonné pour pêche frauduleuse des requins au large des côtes gabonaises le 30 septembre. Le bateau a été arraisonné à la suite d’une opération menée conjointement par les autorités de Sao Tomé-et-Principe et du Gabon, en collaboration avec Sea Shepherd, une ONG de défense des océans.

Selon un communiqué de Sea Shepherd, le bateau «contenait environ 2 tonnes de requins, avec les nageoires séparées du corps». À en croire Sea Shepherd, le navire espagnol avait effectué une escale à Walvis Bay, en Namibie. Après avoir été filé pendant deux jours, par les gardes côtes gabonais, à l’aide d’un écran radar, le navire espagnol a été arraisonné quelques heures après son entrée dans les eaux gabonaises.

Pour l’ONG, la situation a de quoi inquiéter «Il est alarmant que des navires de pêche industriels, dont beaucoup d’Europe, continuent de massacrer des requins sous couvert de licences de thon», a déclaré Sea Shepherd. Pour sa part le Fonds mondial pour la nature (WWF), estime que l’espèce de requins de l’atlantique se trouve désormais en danger. D’autant que «Plus de 70 millions de requins sont tués chaque année, poussant plus du quart des espèces à l’extinction».Très prisé par plusieurs consommateurs, l’aileron de requin est généralement consommé en Chine et dans d’autres parties de l’Asie orientale.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga