Appelé à devenir le marché aux poissons de référence dans la capitale gabonaise, cet outil était au centre d’une journée destinée à la promouvoir, le 17 décembre 2016.

Les membres du gouvernement pendant la journée «portes ouvertes» du Capal, le 17 décembre 2016 à Libreville. © Gabonreview

 

Peu connue à défaut d’être totalement méconnue du grand public, le Centre d’appui à la pêche artisanale de Libreville (Capal), a été au cœur d’une grande opération de com, le 17 décembre dernier. Le gouvernement y a initié, en effet, une journée «portes ouvertes», parrainée par le Premier ministre.

Emmanuel Issoze Ngondet lançant la journée. Estelle Ondo pendant son allocution et quelques moments de la journée «portes ouvertes». © Gabonreview

Selon Emmanuel Issoze Ngondet, cette initiative visait à promouvoir, vulgariser les différents services offerts par ce centre. «Et ce centre, que l’on appelle communément marché aux poissons et produits halieutiques, fait partie des mesures qui ont été arrêtées dans le cadre des 100 premiers du gouvernement», a déclaré le chef du gouvernement.

Une structure d’autant plus importante qu’elle participe des activités menées par le gouvernement dans le cadre de lutte contre la vie chère et, particulièrement, dans de la maitrise des prix du poisson. «Les produits vendus ici sont soumis aux prix strictement homologués, et ne subissent donc pas les aléas de la spéculation. Nous invitons donc les consommateurs à se ravitailler en poisson de qualité dans ce centre», a lancé Emmanuel Issoze Ngondet.

Par ailleurs, le Premier ministre a adressé aux communautés de pêche, invitant celles-ci à se conformer à l’encadrement juridique des activités de pêche, de stockage et de commercialisation. Ce dernier a également insisté sur le fait que le gouvernement doit s’activer davantage dans la vulgarisation de ce centre, ses offres et services. «Car le poisson est l’un des produits de base de la consommation gabonaise», a déclaré Emmanuel Issoze Ngondet.

Présente à cet événement, la ministre de la Pêche n’a pas manqué de relevé quelques lourdeurs qui entravent le bon fonctionnement du Capal. En effet, a dénoncé Estelle Ondo : «Depuis que les pêcheurs débarquent régulièrement leurs produits au Capal, ils subissent des contrôles multiples le long du trajet, des différents sites de pêche au débarquement, voire à l’intérieur des franchises du centre».

Estelle Ondo a ainsi lancé un appel à toutes les administrations concernées par les activités de pêche, pour que soit trouvée une harmonisation des interventions. Dans cette optique, la ministre de la Pêche a proposé que soit menée une réflexion dans le cadre du Conseil national de la mer.

«Cela permettra de lutter efficacement contre la parafiscalité qui a une incidence directe sur les prix du poisson», a souligné Estelle Ondo, revenant sur le bienfondé de la journée «portes ouvertes» du Capal. «Elle a pour objectif de faire connaître le Capal, ce centre de pêche dont l’ambition est de devenir le marché aux poissons de référence. (…) Il faut noter que les produits vendus ici sont issus de la pêche légale, et que les balances utilisés par les mareyeuses sont certifiées», a conclu Estelle Ondo.

Fruit de la coopération nippo-gabonaise, le Capal vise trois objectifs : mettre à la disposition des opérateurs du secteur pêche des infrastructures modernes et des services adaptés visant l’amélioration de leurs conditions de travail, améliorer la qualité des produits de la pêche, concentrer les débarquements pour un meilleur suivi de la production national.