Le Gabon et l’Union européenne (UE) envisagent des négociations pour l’établissement d’un partenariat gagnant-gagnant dans le cadre de la pêche, axé sur la gestion durable des ressources et de l’environnement.

Vers des négociations Gabon-UE. © Gabonreview/Shutterstock

 

Le chef de la délégation de l´Union européenne (UE) au Gabon, Helmut Kulitz, a entamé le 18 juillet des discussions avec le ministre de la Pêche et de la Mer, Chantal Loupdy. Cette rencontre devrait déboucher sur l’ouverture du quatrième round de négociation entre l’UE et le Gabon pour la signature d’un nouvel accord de partenariat dans le domaine de la pêche.

«Depuis l´expiration du dernier protocole en 2016, les négociations d´un nouveau protocole sont en cours. Par conséquent, actuellement il n´y a pas d´activités de pêche dans les eaux gabonaises (Zone économique exclusive) par des navires européens», précise un communiqué de l’UE.

A l’opposé du précédent accord liant les deux parties, et très décrié par le Gabon, le futur accord serait établi «dans un cadre réglementaire transparent, public», dans une approche «gagnant-gagnant», précise l’UE

La compensation financière versée au Gabon pour le dernier protocole (2013-2016), selon l’UE, s’est élevée à 6.363 milliards de francs CFA. «Les fonds publics mis à la disposition du Gouvernement du Gabon par l´UE servent à soutenir la politique de développement du secteur de la pêche au Gabon. Ils doivent notamment permettre d’établir un cadre de gouvernance, financer la surveillance de la zone de pêche grâce au suivi par satellite des navires ainsi qu’effectuer des missions de contrôle et d’observation», précise-t-elle.

La production du Gabon représente entre 15% et 20% de toute la production atlantique. Le Gabon constituerait le premier pool d’approvisionnement en thon de l’Union européenne.