A l’endroit de tous ceux qu’il qualifie de «Boulangers», dont l’intention au cours de la dernière élection présidentielle était d’affaiblir le parti, le secrétaire général adjoint chargé de l’Union des jeunes du parti démocratique gabonais (UJPDG), Vivien Makaga Péa, a invité le 12 mars 2017, à la repentance pour la revitalisation du parti.

Vivien Amos Péa, le 12 mars 2017 à Libreville. © D.R.

 

Dans le souci d’offrir au Parti démocratique gabonais (PDG) l’opportunité de se revigorer et de prendre un nouveau départ, sur la scène politique gabonaise et dans l’estime du peuple, le secrétaire général adjoint chargé de l’UJPDG a appelé les fossoyeurs de sa famille politique à la confession et à la repentance.

«La Bible déclare que si nous confessons nos pêchés, il est juste et fidèle de nous les pardonner !», a assuré Vivien Péa, exhortant ses frères d’armes «à se battre pour renforcer le parti au lieu de l’affaiblir davantage ; pour le soutenir au lieu de l’humilier en permanence ; pour l’illuminer au lieu d’éteindre sa flamme ; pour que son directoire soit respecté et non snobé, méprisé et humilié en permanence par de nouveaux croyants». Une bataille pour que le «PDG dirige réellement, que le gouvernement exécute correctement et que l’armée veille constamment».

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Cette exhortation vise à apporter des réponses aux anomalies relevées des enseignements tirés des bilans de certaines associations de soutien à la politique d’Ali Bongo Ondimba, crées à la faveur de la dernière présidentielle. Qualifiées «d’associations mercenaires», ces structures seraient devenues concurrentielles plutôt que complémentaires au PDG.

«Alors qu’elles prétendaient assurer le relais de notre parti et le renforcer sur le terrain, elles l’ont plutôt combattu avec acharnement, parfois avec le soutien idéologique et financier de nos propres camarades !   Mais fort heureusement, la solidité du Parti démocratique gabonais et la mobilisation anticipée de son électorat, ont permis d’assurer une victoire sur le terrain et nul par ailleurs, à notre candidat», s’est gargarisé Vivien Péa.

Ces phrases sibyllines qui soufflent comme des geysers, sur le climat délétère actuel au sein de ce parti, suggèrent que la traque de l’ennemi intérieur est loin d’être terminée dans la maison «dialogue-tolérance-paix».