S’il n’avait pas caché son désir de se voir reconduire à son poste, l’ex-secrétaire général adjoint du Parti démocratique gabonais (PDG) chargé de la jeunesse s’est montré satisfait de son bilan et a dit céder sa place sans états d’âme.

Vivien Amos Makaga Péa quitte la tête de l’UJDPF sans états d’âme. © D.R.

 

Pour avoir été limogé de son poste à la faveur du 11e congrès du PDG le 10 décembre, Vivien Amos Makaga Péa n’en ressent aucun chagrin. C’est en tout cas ce qu’a assuré, lundi 11 décembre, sur sa page Facebook, l’ex-secrétaire général adjoint du PDG chargé de la jeunesse du parti au pouvoir. Beaucoup s’attendaient à le voir confirmer à la tête de l’UJPDG. «Le bon grand des bons petits», s’était d’ailleurs lui-même avancé en affirmant autour de lui qu’il bénéficiait toujours de la confiance et du soutien du «distingué camarade» Ali Bongo, après 4 ans de bons et loyaux services. Pourtant, c’est le même «DCP» qui a décidé de le débarquer. A moins qu’il ait été influencé par son nouveau bras droit, Brice Laccruche Alihanga dont les rapports avec l’ex-leader de l’UJPDG ont toujours été conflictuels, en dépit des déclarations officielles des deux jeunes responsables de mouvements.

Mais tout ceci, Vivien Péa ne souhaite plus en parler. Il est en paix, aussi bien avec lui-même qu’avec le parti auquel il n’en veut pas du tout. Et il l’a d’ailleurs compris, «la régénération et la revitalisation de (sa) grande famille politique le PDG, c’est aussi savoir passer le témoin à d’autres intelligences, le changement s’opère et s’impose à toutes les générations». Mieux, pour celui qui ne manquait pas de critiquer ouvertement l’indolence, en traitant de «boulangers» ceux qu’il soupçonnait de traitrise, aucun poste au PDG n’est définitivement acquis.

«Il n’existe aucun titre foncier attaché à une fonction. Et les bons ouvriers dans un atelier, se relaient en permanence, j’en suis un qui a joué sa partition», a revendiqué l’ex-leader de l’UJPDG qui, quoiqu’il en dise, cède tout de même les rênes de cette structure politique à Marius Kemp Assoumou avec un sentiment d’inachevé. Des projets pour l’UJPDG, Vivien Amos ne l’a jamais caché, il en avait beaucoup…même trop au goût de certains qui, y compris dans son entourage, disaient ne plus supporter son mode de gestion, son absence d’humilité et sa condescendance vis-à-vis des aînés et de ses collaborateurs au sein du parti.

Ecarté de toute responsabilité dans le parti, Vivien Péa a dit être toujours disposé à servir le DCP, son «patron». «Je le servirai toujours, partout où mes compétences lui seront utiles et nécessaires. Ma disponibilité est à sa disposition», a-t-il rappelé, non sans prévenir qu’il gardera un œil sur la mise en œuvre effective du Septennat de la jeunesse, sa «plus belle conquête en 4 ans».