Le ministre des Relations avec les Institutions Constitutionnelles a été nommé à ce poste il y a tout juste une semaine. Sa mission est notamment d’affaiblir le courant «Héritage et Modernité», très présent au sein de l’hémicycle.

Léon Nzouba, nouveau Dir-cab d’Ali Bongo au PDG. © webplus.imatin.net

Léon Nzouba, nouveau Dir-cab d’Ali Bongo au PDG. © webplus.imatin.net

 

Après Guy-Bertrand Mapangou (2010-2012) et Pacôme Moubelet Boubéya (2012-2015), Léon Nzouba est le troisième directeur de cabinet du président du Parti démocratique gabonais (PDG). Agé de 59 ans, ce professeur agrégé de médecine est revenu au sein de l’équipe gouvernementale en septembre dernier, soit treize mois après sa démission du poste de ministre de l’Education nationale, le 31 août 2014. Homme de confiance d’Ali Bongo, Léon Nzouba a fait partie, selon des sources concordantes, des «organisateurs» de la sortie médiatique des députés, mi-octobre, à l’Hôtel La Palme d’Or, en face de l’Université Omar Bongo (UOB).

La déclaration lue ce jour-là par André Dieudonné Berre, au nom du «Groupe des 72», avait reçu son imprimatur avant d’être rendue publique. L’objectif était de lancer ce groupe de députés pour affaiblir le courant Héritage et Modernité ayant pour porte-parole Alexandre Barro Chambrier. La déclaration des «72» intervenait un mois après l’arrestation de Serge Maurice Mabiala, ancien ministre et éminent membre du courant informel et prohibé du parti au pouvoir. Il reste que les retrouvailles entre ces deux groupes PDG de l’Assemblée nationale ne sont certainement pas pour demain… Le rassemblement Héritage et Modernité est peut-être affaibli effectivement, mais la division des deux groupes reste intacte. Et on sait où peut mener la division !

Les rencontres entre le nouveau directeur de cabinet du président du PDG et les parlementaires PDG sont fréquentes et régulières. Et, ce qui ne gâche rien, ses rapports avec Yves Fernand Manfoumbi sont très bonnes. Le successeur de Pacôme Moubelet Boubeya devra toutefois pacifier ses relations avec certains cadres et élus de Mouila et de la Ngounié qui lui reprochent de faire la part trop belle à son «clan» au lieu de rassembler au-delà de son bloc ethnique.