Dans un récent courrier adressé aux militants, les instances du Parti démocratique gabonais (PDG) ont rappelé que toute participation aux associations politiques est désormais interdite sous peine de sanction.

Des membres de la commission permanente de discipline du PDG en travaux à Libreville. © D.R.

 

Si elles ont permis au parti d’enregistrer quelques bons résultats lors de certaines élections, mais surtout permis à certains militants de connaître une ascension professionnelle, les associations politiques au sein du PDG, c’est fini ! Le secrétariat exécutif ne souhaite plus en entendre parler, au point que la Commission permanente de discipline(CPD) a tenu à rappeler aux «camarades» régulièrement encartés l’interdiction qui leur est désormais faite d’appartenir à des associations politiques. Les contrevenants à cette nouvelle mesure, issue du congrès de décembre 2017, s’exposent à des sanctions, a averti Guy Benjamin Ndounou, président de la CPD.

Cette interdiction, précise la commission dans sa note aux militants, «vise en particulier à renforcer la cohérence et l’unité» du parti. Seulement, bien que connues de tous les cadres du parti, celle-ci est loin d’être respectée. La CPD dit constater qu’«un certain nombre de structures associatives animées par des camarades continus (…) à mener des activités publiques à caractère politique». Une défiance de la part de ces responsables d’associations ? La CPD qui pointe des «agissements blâmables» et des «dérives», semble impuissante. Elle ne peut qu’adresser «une sévère mise en garde» aux militants indélicats. Le dernier congrès n’a, semble-t-il, pas permis de régler tous les problèmes. Le «climat de confusion et de division» que les responsables redoutent paraît bien entretenu par certains.

Au PDG, certains ne doutent plus que la résolution apparaissant au point 9 du rapport général du dernier congrès a été prise expressément pour éteindre les velléités et le désir de suprématie de certains militants sur les autres. Il faut dire que les épisodes Héritage & Modernité, Mogabo et récemment APR, ont failli coûter sa survie au parti.