Arrivé au secrétariat général du Parti démocratique gabonais (PDG) par la force des choses, notamment au prix fort de la démission de Faustin Boukoubi, Eric Dodo Bouguendza a été confirmé dans ses fonctions au terme du 11e Congrès ordinaire de cette formation politique.

Eric Dodo Bouguendza s’adressant aux militants lors du 11e Congrès du PDG. © Gabonreview

 

Articulé autour de la thématique de la Revitalisation et de la Régénération, le 11e Congrès du Parti démocratique gabonais s’est achevé ce 10 décembre avec le renouvellement du directoire du parti.  Eric Dodo Bouguendza, 55 ans, professeur de Linguistique à l’Université Omar-Bongo, assurant l’intérim du Secrétaire général depuis la démission inattendue de Faustin Boukoubi, a été confirmé à ce poste.

C’est du moins l’un des «signaux forts» de ce 11e Congrès qui enregistre de nouvelles méthodes et manières de faire au sein du PDG, partant des conseils provinciaux ayant permis l’élection des membres du Bureau politique, du Conseil national et du Comité central, en lieu et place des nominations. L’on attribue un rôle majeur à la base de cette formation politique quant à la désignation définitive de «cet homme dont la peau a été vendue très chère», selon un militant du PDG.

Eric Dodo Bouguendza devient donc le septième Secrétaire général de l’histoire de ce parti. Originaire de la province de l’Ogooué-Lolo comme son prédécesseur, cet universitaire, écrivain et homme politique dirigeait jadis le Centre d’études politiques du Parti démocratique gabonais. Mais en quatre mois, il a su, selon les militants de ce parti, «imposer du rythme, du respect et de l’ordre dans la maison». D’où l’immensité du standing ovation qu’il a reçu des militants à la lecture de son nom.

En quatre mois, les militants de base du PDG s’accordent sur un fait : le nouveau Secrétaire général a régulièrement fait face à des points de vue divergents, à des positions contradictoires, à des déchirements, à des égoïsmes et aux guéguerres nés de la création des courants au sein du parti. Toute chose qui a davantage «sapé le moral des troupes déjà en rangs dispersés, de même que l’unité et la cohésion du groupe». «Il a tenu bon», avait lâché une militante alors que le nouveau Secrétaire général du PDG faisait son discours à l’ouverture du Congrès.

L’on se souviendra de ses mises en garde contre les caciques et autres «apparatchik» du parti qui, pendant les conseils provinciaux ont tenté des passages en force, des annulations de certaines élections estimées avoir été mal organisées, ainsi que des prises de positions et une fermeté face aux membres des courant internes au parti. Des positions qui semblent l’avoir conforté dans ce Secrétariat d’où il devra diriger la maison PDG pour mener d’autres batailles, en l’occurrence les élections législatives à venir. Mais avant, il devra encore s’atteler à la cohésion, à l’unité et à la cohésion prônées au sein de ce parti et de plus en plus mise à rude épreuve.