Le Fonds international pour le développement agricole (Fida) et le Gabon vont débloquer 13 milliards de francs CFA pour financer la deuxième phase du Projet de développement agricole rural (PDAR), destiné à réduire la pauvreté en milieu rural par la diversification et l’augmentation des revenus des populations.

© Gabonreview

 

Un an après la fin du Projet de développement agricole rural (PDAR), cette initiative financée par Fonds international pour le développement agricole (Fida) va être reconduit dans sa deuxième phase. Tel est l’enseignement de la séance de travail entre le directeur Afrique centrale du Fida et le ministre de l’Agriculture, le 29 mai à Libreville.

«Financé au Gabon par le Fida ces 10 dernières années, le PDAR est arrivé à terme avec un certain nombre de résultats», a affirmé le responsable du Fida. «Notamment en termes d’amélioration de la productivité du manioc et de la banane, de revenus des populations rurales, d’ouverture et d’amélioration de l’accès au bassin de production et aux marchés», a poursuivi Bernard Hien sur Gabon 24.

Lancée en octobre 2006 dans la province du Woleu-Ntem, la première phase du projet s’est achevée en septembre 2017. La deuxième touchera cette fois les provinces de la Ngounié et de l’Ogooué Ivindo. Cofinancé à hauteur de 13 milliards de francs CFA par le Gabon et le Fida, le PDAR permettra de couvrir 7000 ménages, soit environ 20 000 personnes. «Ce deuxième acte va mettre un accent sur les jeunes : comment ce projet va travailler à une meilleure insertion socio-économiques des jeunes dans les chaines de valeurs agricoles», a indiqué Bernard Hien.

Le PDAR a pour but de réduire la pauvreté en milieu rural par la diversification et l’augmentation des revenus des populations et l’amélioration de leurs conditions de vie. De manière plus spécifique, le projet a pour objectif de développer les filières porteuses prioritaires au bénéfice des groupes cibles du Projet ; renforcer les capacités des acteurs des filières prioritaires et de leurs organisations ; et, renforcer les capacités institutionnelles en matière de services d’appui au monde rural.