Alors que la crise politique persiste, le secrétaire exécutif adjoint de l’Union nationale (UN) invite les Gabonais à «une révolution des consciences» devant conduire à la fin du régime en place.

Paul-Marie Gondjout, le secrétaire exécutif de l’UN, appelle à «une révolution des consciences». © Gabonreview

 

Contrairement à d’autres, appelant à des méthodes plus radicales à l’instar des manifestations dans les rues des différentes villes du pays, Paul-Marie Gondjout dit croire qu’il existe d’autres voies permettant d’en finir avec le régime en place. Un régime qu’il accuse, dans ses vœux de Nouvel An, d’être responsable de la «spirale des problèmes profonds que vit le peuple gabonais depuis trop longtemps déjà». Pour le secrétaire exécutif adjoint de l’Union nationale, il faut «une révolution des consciences». Celle-ci permettrait notamment de «rejeter la médiocrité d’un régime ringard qui confond tout, qui veut tout pour lui et rien pour les autres».

«C’est une réalité que cet illégitime pouvoir est usé, dépassé, complètement déconnecté de notre temps et très éloigné des préoccupations des Gabonais. Rien ne pourra plus se faire au Gabon tant que celui-ci n’aura pas passé la main à un autre pouvoir, réellement né de la volonté des Gabonais», soutient le cadre de l’UN.

Plus d’un an après la réélection d’Ali Bongo, que son parti continue de contester, se disant «optimiste», Paul-Marie Gondjout exhorte les partisans de l’alternance à ne pas «baisser les bras». Il les invite, en 2018, à être «tous rassemblés pour poursuivre ensemble, dans la dynamique du 16 août 2016, les actions politiques devant (les) conduire au changement de régime au Gabon». Il en est convaincu, le changement de régime au Gabon ne saurait se faire par le biais de «la confrontation d’un Gabon contre un autre ou d’une partie du peuple contre une autre car nous n’avons qu’un seul pays et nous ne sommes qu’un seul peuple».