Disant comprendre que les Gabonais peuvent vivre ensemble sans forcément s’aimer, le ministre de la Solidarité nationale a soutenu que ceux-ci sont «condamnés à s’entendre» pour éviter au pays de connaître des troubles irréversibles.

Paul Biyoghe Mba, ministre d’Etat en charge de la Prévoyance sociale et de la Solidarité nationale. © D.R.

 

«Il faut que les Gabonaises et les Gabonais se parlent». Tel est le principal vœu formulé par Paul Biyoghe Mba pour cette nouvelle année. Sur Gabon Télévision, le 4 janvier, le ministre d’Etat en charge de la Prévoyance sociale et de la Solidarité nationale n’a pas manqué de saisir l’occasion pour appeler à son tour les Gabonais, particulièrement les contempteurs du pouvoir en place, à prendre part au dialogue qu’entend organiser le président de la République après la Coupe d’Afrique des nations (Can).

Si Paul Biyoghe Mba a dit comprendre que «les gens qui sont appelés à être ensemble dans un même milieu ne sont pas obligés de s’aimer», il n’a pas moins soutenu que les Gabonais, eux, sont «condamnés à s’entendre […] quelles que soient les options, les divergences, les différences». Aussi, a-t-il dit fonder «beaucoup d’espoir» sur le dialogue appelé par Ali Bongo, qui permettra aux deux bords opposés d’échanger de manière franche pour éviter au pays de connaître de nouveaux troubles et de sombrer définitivement dans le chaos. «Le dialogue qui va avoir lieu va permettre aux gens qu’ils se parlent, parce que les gens qui se parlent ne s’entretuent pas. Et nous n’avons pas besoin de nous entretuer pour régler les choses du Gabon, notre pays», a soutenu le membre du gouvernement, invitant les Gabonais à «voir les choses du bon côté», mais davantage à voir le bon côté de la Can qui, a-t-il espéré, permettra au pays de renvoyer une image plus gaie…plus aseptisée des véritables réalités vécues au quotidien par les populations depuis les évènements du 31 août 2016.