Plombée par l’irrégularité des cotisations de ses adhérents, l’Organisation patronale gabonaise (OPG) a souhaité plus de soutien de ses membres, lors de son assemblée générale tenue le 18 avril dernier à Libreville.

Le président de l’OPG, Emmanuel Eyeghe, en mars 2017. © Sonapresse

 

Réunie en assemblée générale le 18 avril dernier à Libreville, l’Organisation patronale gabonaise (OPG) a dressé le bilan du premier mandat de son bureau, en poste depuis 2009. Portée par des ambitions prometteuses, l’OPG a cependant vu sa dynamique s’effriter au fil des années. La faute, en grande partie, à la dissidence de plusieurs adhérents, à en croire le président de l’OPG.

«Si nous étions 100 au début, 75 entreprises sont parties. Ce qui a largement contribué à la baisse de nos entrée», a regretté Emmanuel Eyeghe, relayé par l’hebdomadaire Matin Equatorial. A côté de cette difficulté, le président de l’OPG a également évoqué la cotisation des adhérents actuels.

«Pour survivre jusqu’aujourd’hui, nous avons compté sur les bonnes volontés. Les textes disent que nous devons recevoir une subvention de l’Etat, elle n’est jamais tombée», a révélé le patron des patrons. Réélu à la tête l’OPG, Emmanuel Eyeghe a ainsi souhaité plus de mobilisation de ses adhérents. «Si chacun de nous donne à la mesure de sa poche malgré la crise, notre organisation sera encore plus respectée qu’elle ne l’est déjà», a-t-il plaidé.

«Ça fait du bien d’aller proposer des partenariats et quand on nous demande notre situation géographique, et que ces personnes viennent nous voir, ils sont surpris de découvrir notre siège : ça force le respect ! Nous avons engagé des combats, menons-les à terme pour l’avenir de la nouvelle génération», a lancé le président de l’OPG.

Ces combats concernent, entres autres, la mise en place d’une bourse de la sous-traitance, qui consacrerait 30% des marchés aux opérateurs nationaux. Lieu de rencontre et de réflexion, de concertation et de proposition, de projet et de mobilisation, l’OPG s’est fixée comme objectif de participer à l’éclosion d’une classe d’entrepreneurs gabonais.

Elle représente également les intérêts des opérateurs gabonais auprès des pouvoirs publics, accompagne la PME à chaque étape de son développement ; tout comme elle promeut la formation des collaborateurs et futurs dirigeants dont auront besoin les PME locales, entre autres.