Un délai de 15 jours, à compter du 11 avril, a été accordé aux occupants et exploitants illégaux du patrimoine routier national pour se conformer à la loi.

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Le ministère des Infrastructures a décidé de réagir face à l’occupation illégale du patrimoine routier de l’Etat. Le 11 avril, en effet, département ministériel a rappelé que toute «toute occupation privative du patrimoine routier national est soumise à une autorisation préalable délivrée par les services compétents du ministère chargé des routes».

Aussi bien à Libreville qu’à l’intérieur du pays, abords de voies publiques et principaux carrefours sont très prisés pour les activités commerciales. Généralement, par des commerçants ambulants dépourvus d’une autorisation formelle. Par endroit, le phénomène engendre le rétrécissement de la chaussée à l’origine des embouteillages et l’encombrement des trottoirs, perturbant ainsi la circulation des piétons.

«En conséquence, toutes les personnes qui occupent ou exploitent l’emprise des voies express, des échangeurs, des routes nationales, des routes départementales, et des ouvrages d’art et assimilés, doivent se présenter au ministère des Infrastructures, à la Direction générale de l’entretien des routes et des aérodromes afin de justifier leur situation ou entreprendre la procédure pour se conformer à la loi, dans un délai de 15 jours francs à compter de la date de signature du présent communiqué. Passé ce délai, une opération de libération du patrimoine routier de l’Etat sera entreprise par les services compétents du ministère, conformément aux textes en vigueur en République gabonaise», a prévenu le ministère des Infrastructures.

Cette décision du ministère des Infrastructures n’est pas sans rappeler l’opération «Libérez les trottoirs», lancée en 2014 par la mairie de Libreville et repris en 2018 par le ministère de l’Intérieur. Une opération qui, à chaque fois, s’effrite avec le temps.