Le Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet a ouvert le 26 février, les travaux du deuxième regroupement international des équipes nationales du Programme d’analyse de systèmes éducatifs du Confemen (Pasec). Ceux-ci sont axés sur le déclenchement de la mise en essai des instruments et des procédures de collecte de données.

Ouverture des travaux du deuxième regroupement international des équipes nationales du Programme d’analyse de systèmes éducatifs du Confemen (Pasec). © Gabonreview

 

84 participants venus de 15 pays francophones d’Afrique subsaharienne discutent à Libreville de la préparation de la mise à l’essai des instruments et procédures de collecte des données, dans le cadre des travaux du deuxième regroupement international des équipes nationales du Programme d’analyse de systèmes éducatifs du Confemen (Pasec).

Cette rencontre ouverte par le Premier ministre en présence des partenaires techniques et financiers de l’éducation vise sept objectifs : présenter les enjeux de la mise à l’essai des instruments du Pasec 2019 ; présenter les enjeux de la mise en place de l’enquête enseignante, valider un calendrier commun pour la préparation et la réalisation des activités de la mise à l’essai 2018 dans les 15 pays.

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Il s’agira également de présenter des livrets de la mise à l’essai et mettre à disposition de chaque pays leur version témoin ; de présenter des procédures techniques de la mise à l’essai aux pays (échantillonnage, formation des enquêteurs, collectes des données, analyse et rapport de la mise à l’essai). Les travaux de Libreville prévoient également de travailler sur des cas pratiques, autour de la formation des administrateurs de test, pour sensibiliser les pays aux procédures et, valider avec les pays les procédures administratives de gestion des fonds délégués.

«Sans un capital humain de qualité, aucune nation ne peut prétendre au développement social, politique et économique quelles que soient les ressources économiques dont il peut disposer», a rappelé le Premier ministre, appelant les participants à s’approprier pleinement les procédures et instruments qui permettront de réaliser la mise à l’essai de cette deuxième évaluation dans les pays respectifs.

Selon le ministre de l’Éducation nationale Nadine Patricia Anguilet Obame, à travers ces évaluations internationales, le système éducatif du Gabon pourrait apprendre beaucoup des autres systèmes éducatifs pour s’améliorer davantage et gagner de plus en plus en efficacité. «L’évaluation des acquis des élèves et des enseignants qu’ils reçoivent constitue un outil très important dans le pilotage de nos systèmes éducatifs. C’est l’une des conditions pour l’atteinte du point 4 de l’Objectif de développement durable», a-t-elle souligné.

Photo de famille des travaux du deuxième regroupement international des équipes nationales du Programme d’analyse de systèmes éducatifs du Confemen (Pasec). © Gabonreview

Le Programme d’analyse des systèmes éducatifs de la Confemen (Pasec) existe depuis 1991. Il met en œuvre des évaluations visant à rendre compte de la performance des systèmes éducatifs des pays membres de la Confemen, en Afrique subsaharienne au Moyen-Orient, Liban et depuis 2011 en Asie du sud-est. «Sa première évaluation internationale appelée Pasec 2014 a été expérimenté et réussi avec la participation de 10 pays», a précisé le secrétaire général de la Confemen, Jacques KI Boureima. Les 15 pays qui participent aux travaux de Libreville sont : Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Congo, Côte-d’Ivoire, Gabon, Guinée, Madagascar, Mali, Niger, RDC, Sénégal, Tchad et Togo).