Suite à la décision de la Cour pénale internationale (CPI) de ne pas lancer une enquête sur les violences postélectorales survenues au Gabon en août et septembre 2016, le gouvernement se réjouit d’une «décision juste et courageuse». Ci-après, l’intégral du communiqué délivré ce samedi par Guy-Bertrand Mapangou, le Porte-parole du gouvernement.

Guy-Bertrand Mapangou, Porte-parole du gouvernement. © Gabonreview

 

Déclaration du Gouvernement

Le vendredi 21 septembre 2018, le Gouvernement a été informé d’un communiqué faisant état de ce que la Procureure de la CPI, Mme Fatou BENSOUDA a décidé de clore l’examen préliminaire sur les évènements regrettables survenus au Gabon, et qu’elle n’ouvrira pas d’enquêtes sur les violences postélectorales de 2016, en indiquant que les conditions juridiques justifiant l’ouverture d’une telle enquête dans la situation de la République Gabonaise n’étaient pas remplies.

Le gouvernement gabonais se réjouit de cette décision juste et courageuse de la CPI qui confirme la version des faits donnée par le Gouvernement dans sa saisine de la CPI, le 28 septembre 2016, suites aux allégations mensongères d’une partie de l’opposition proche de Monsieur Jean Ping, selon lesquelles les forces de l’ordre auraient commis des crimes contre l’humanité lors des opérations de rétablissement de l’ordre public et de maintien de la paix.

Ces allégations tendancieuses n’avaient d’autres buts, que de faire monter la tension dans le pays et d’émouvoir la communauté internationale par tous les moyens et artifices. En saisissant la CPI, le Gouvernement gabonais avait demandé à cette dernière d’ouvrir, sans délais, une enquête pour faire la lumière sur les violences survenues à l’issue de l’élection présidentielle, avec la conviction qu’il n’avait rien à cacher.

Aujourd’hui, à la lecture du communiqué publié par le bureau du Procureur de la CPI, les violences survenues en 2016, ne peuvent être   qualifiées de crimes contre l’humanité ou de génocide comme certains l’avaient fait de manière tendancieuse. Car, conclut le communiqué, je cite : «Après un examen minutieux des informations recueillies, il n’y a pas de base raisonnable pour croire que les actes commis à l’époque constituent des crimes contre l’humanité» fin de citation.

Le gouvernement gabonais prend acte de cette décision et salue le professionnalisme et l’impartialité du parquet de la CPI.

Aussi, estime t-il que le débat sur les événements post-électoraux de 2016 est clos et invite les gabonaises et les gabonais au calme, à la vigilance, à la sérénité, à la cohésion et à l’unité, à la veille des élections législatives et locales du 06 octobre 2018.

Enfin, soucieux de préserver la paix et l’unité nationale, le Gouvernement appelle à des élections libres, apaisées et démocratiques qui réconcilient les Gabonais avec le Gabon.

Je vous remercie.

Guy-Bertrand Mapangou, Ministre d’Etat, Ministre de la Communication et de l’Economie numérique. Porte-parole du Gouvernement.