Le Mouvement agir pour le développement du Gabon (Mad-Gabon), créé en avril 2018, a été officiellement présenté à la presse, le 11 août 2018, à l’occasion d’une conférence de presse à Libreville.

Les membres de le Mad-Gabon posant pour la postérité à l’issue de la présentation de leur mouvement, le 11 août 2018, à Libreville. © Gabonreview

 

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Les responsables du Mouvement agir pour le développement du Gabon (Mad-Gabon) ont officiellement présenté leur parti le 11 août à Libreville, après sa légalisation par le ministère de l’Intérieur.

Au cours de cette rencontre avec la presse, le président du parti, Joël Obiang Ollui, a indiqué que ce parti est un mouvement politique initié par des jeunes Gabonais, sa création est dictée par plusieurs constats. Il y a «moins d’implication des jeunes dans la sphère politique d’autant qu’ils appartenaient aux associations ne leur donnant pas l’opportunité de se présenter aux scrutins».

Joël Obiang Ollui et les siens soulignent que les jeunes étaient mobilisés pour les manifestations politiques, mais ils n’étaient pas pris en compte au moment de la confection des candidatures. En créant le Mad-Gabon, leur ambition est de «donner la part de cette jeunesse à la construction de l’édifice Gabon». «Notre mouvement est donc un incubateur de jeunes leaders politiques», a déclaré le président de cette structure, assurant vouloir pousser «l’intégration des jeunes pour le renouveau politique au Gabon».

Le parti compte traduire dans les faits le souhait du gouvernement visant à avoir au moins 30% de jeunes et femmes dans les sphères décisionnelles du pays, de même que sur les listes de candidatures pour les échéances électorales dans le pays.

Déjà présent dans sept des neuf provinces du pays, le Mad-Gabon se refuse de faire le jeu ou le lit d’une quelconque formation politique du pays. «Nous sommes dans une logique d’apporter de bons projets pour le développement du Gabon», a déclaré son président, tout en assurant que son parti sera en lice pour les scrutins d’octobre 2018 avec un  slogan mobilisateur : «C’est le moment !»