Annoncé pour le 16 janvier dernier, le vote par le parlement européen d’une résolution contre le régime au pouvoir a été reporté à sa session du 1er février 2017 à Bruxelles, avec un débat de la Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini.

Crise poste électorale au Gabon. © D.R.

 

La plénière du parlement européen à Strasbourg devait se pencher, le 16 janvier dernier, sur le projet de résolution réclamant le déclenchement de l’article 96 de l’accord de Cotonou, signé en 2000, encadrant les relations entre l’Union européenne et 79 pays des Caraïbes, du Pacifique et d’Afrique, ainsi que la prise de sanctions contre le régime de Libreville. Mais, les eurodéputés ont consacré ladite session à l’élection d’un nouveau président pour succéder à Martin Schulz, pour le compte de l’exercice de la seconde moitié de la législature 2014-2019.

L’ancien candidat de la coalition de l’opposition à l’élection présidentielle du 27 août 2016, et ses partisans devront encore patienter deux semaines de plus avant de connaître la position du parlement de l’Union européenne sur l’appel à des sanctions contre le régime d’Ali Bongo. «Résolution du #EP sur le #Gabon maintenant dans la session du 1.fèvrier à Bruxelles avec un débat de la Haute Représentante Mme Morgherini», lit-on sur le compte twitter officiel du député européen allemand Jo Leinen.

Pour les eurodéputés manifestement déterminés à faire aboutir l’alternance démocratique au Gabon, il n’y a aucun doute que le processus électoral gabonais ait été «non transparent» avec des résultats «douteux». «J’ai toujours dit que la manipulation était claire, qu’Ali Bongo n’est pas un président légitime, et que c’est inacceptable qu’on ne fasse rien. (…)», avait déclaré l’eurodéputé Jo Leinen sur les ondes de Radio France internationale, peu avant la rencontre ACP-UE de Nairobi.