Un litige oppose l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) à l’ONG nationale, qui a récemment interpellé la délégation de la Commission européenne.

Faustin Kopangoye (au premier plan). © panos-ao.org

Faustin Kopangoye (au premier plan). © panos-ao.org

 

Le litige entre Gabon environnement et l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) est loin d’avoir livré son épilogue. En témoigne, le courrier du secrétaire général de cette ONG au chef de délégation de la Commission de l’Union européenne (UE) et à l’ambassadeur de France au Gabon. Faustin Kopangoye demande à ses interlocuteurs d’user de leur influence auprès des pouvoirs publics nationaux.  «Gabon environnement vient, une fois de plus, vous prier de bien vouloir intervenir auprès de la présidence de la République gabonaise, du gouvernement et de l’ANPN», écrit-il, disant avoir répondu à toutes les préoccupations de l’ANPN et fourni les preuves matérielles de ses dires.

Manifestement, Gabon environnement fut sommée de fournir des éléments attestant des investissements consentis par ses soins dans le parc national de Pongara, l’ANPN s’engageant alors à verser une compensation financière pour s’approprier toutes les infrastructures. «Nous nous sommes rendus au tribunal de grande instance de Libreville, qui refuse de nous établir le document que nous demande l’ANPN, sachant que la présidence de la République est la tutelle financière et administrative. C’est pourquoi le Premier ministre demande le règlement du différend sans passer par le tribunal», révèle Faustin Kopangoye, rappelant : «Tous les investissements (qu’ils ont) obtenus viennent des pays de l’Union européenne, et d’autres bailleurs d’autres pays».

Gabon environnement n’aurait ainsi bénéficié que de 2 millions de francs de l’Etat gabonais. D’où la détermination de son secrétaire général à «saisir tous les bailleurs de l’ANPN pour des audits financiers afin de justifier les dépenses. Car l’ANPN n’a aucune base vie dans les parcs». «Où sont passés les fonds des bailleurs», s’interroge Faustin Kopangoye.

Le secrétaire général de Gabon environnement affirme avoir justifié les fonds reçus par «la construction d’un site scientifique et éco-touristique dans le parc de Pongara». «Nous n’avons aucune intention de nuire l’ANPN, mais simplement (nous) voir payer les sommes dues à notre ONG», précise-t-il.