Cité parmi les personnalités ayant recouru à des montages offshores pour dissimuler leurs actifs, l’homme d’affaires marocain, organisateur à Libreville du New York forum Africa, s’en défend.

© i.huffpost.com

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Richard Attias est cité dans les «Panama papers», fichiers révélant que des chefs d’Etat, des milliardaires ou des grands noms du sport, sous le coup de sanctions internationales, ont recouru à des montages offshores pour dissimuler leurs actifs.

En effet, l’une de ses anciennes sociétés, The Experience by Richard Attias Ltd, a été enregistrée aux Iles vierges britanniques, en janvier 2010, par la firme panaméenne Mossack Fonseca, à la demande d’un cabinet de consultants basé à Dubaï. Selon les «Panama papers», Richard Attias est l’un des cinq actionnaires de cette société. Son épouse, Cécilia Attias, a été associée dans la holding du groupe, dont 30 % des parts ont été acquises en 2014 par le géant de la communication et de la publicité WPP. Le reste de l’actionnariat est composé de holdings domiciliées au Royaume-Uni, en Arabie saoudite, aux Iles caïmans et aux Iles vierges britanniques.

Des révélations rejetées en bloc par Richard Attias. Selon lui, son groupe avait créé à Dubaï une filiale avec de nouveaux partenaires, sous l’égide d’un avocat. «Ce dernier avait fait appel (…) au cabinet panaméen Mossack Fonseca pour les formalités d’immatriculation de cette filiale. Pour des raisons stratégiques, nous avons finalement renoncé à opérer dans cette région du monde et la filiale n’a jamais eu aucune activité. Elle a donc été dissoute en 2014», a-t-il affirmé dans un droit de réponse publié par lemonde.fr, avant d’ajouter : «Mon épouse Cécilia Attias n’en a jamais été actionnaire». «L’ensemble des sociétés du groupe paie ses impôts dans le parfait respect des législations des pays où elles sont enregistrées et respecte les normes des pays dans lesquels elles interviennent», a-t-il poursuivi, comme pour montrer patte blanche. «Je n’ai jamais mis en place de montages ayant pour objet de dissimuler frauduleusement mes avoirs ou ceux des sociétés du groupe aux administrations fiscales compétentes», a-t-il conclu.