Tenant compte de plusieurs types de préventions des maladies infectieuses par pays, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), classe le Gabon parmi les pays à risques non-négligeables d’infection du Paludisme.

Le paludisme est transmis à l’homme par des piqûres de moustiques infectés. © Gabonreview/Shutterstock

 

Le Gabon figure au rang des pays présentant un risque non-négligeable d’infection du paludisme. C’est ce qu’a publié, le 14 décembre le journal Géo, relayant les  études de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Le paludisme étant une affection fébrile aiguë due à des parasites transmis à l’homme par des piqûres de moustiques infectés, les pays ont été classifiés en fonction des risques d’infection de la maladie, l’OMS tenant compte de quatre types de prévention, allant de A à D :

Le type A correspond à un risque très limité de paludisme, avec une prévention des piqûres de moustique seulement. Le type B correspond quant à lui au paludisme à vivax, avec prévention des moustiques par chloroquine. Plus courant, le type C concerne les pays où le risque de paludisme à falciparum présente une résistance à la chloroquine. Son traitement se fait par atovaquone-proguanil, doxycycline ou méfloquine. Le type D enfin, présente les pays à un risque à falciparum et une résistance aux traitements préventifs (atovaquone-proguanil, doxycycline ou méfloquine).

Sur la base de cette stratification, l’OMS classe le Gabon dans la catégorie C. Le pays présente donc un risque de paludisme à falciparum et une résistance à la chloroquine.

Le Gabon est logé dans la même catégorie que la Malaisie, le Malawi, la Mauritanie, le Botswana, le Brésil, le Cameroun, la Colombie, les Comores, l’Équateur, l’Érythrée, la Gambie, l’Éthiopie  le Ghana, la Guinée, la Guyane française l’Inde, l’Indonésie,  l’Iran, le Kenya, le Libéria, le Niger, le Nigeria, le Soudan et  le Sénégal.

Cette classification peu honorable pour le Gabon devrait amener les autorités en charge de la Santé à prendre les dispositions pour combattre cette maladie qui a occasionné, dans le monde, «445 000 décès en 2016», selon l’OMS.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga