Plus ancienne palmeraie en activité au Gabon, le site de Makouké, dans le Moyen-Ogooué, nourrit toujours de belles ambitions. Le site ambitionne atteindre une production journalière de 60-70 tonnes de noix de palme, contre 22 actuellement.

Panneau de la direction générale de la palmeraie. © Gabonreview

 

Située à quelques kilomètres de Lambaréné, dans la province du Moyen-Ogooué, la palmeraie de Makouké est l’un des piliers d’Olam Gabon dans son activité de l’huile de palme. Plus ancienne palmeraie du Gabon, depuis 1981, le site repris à Siat Gabon, en juillet 2016, alimente l’usine de transformation d’huile de palme et de fabrication de savon de Lambaréné.

Henry Dusmin (en premier plan) face aux journalistes. Et, quelques palmiers du site. © Gabonreview

La palmeraie s’étend sur une superficie de 5700 hectares, dont 1500 hectares de plantations matures. «L’objectif final est de planter 8000 hectares», a déclaré le 20 janvier le directeur général du site de Makouké. «Nous sommes cependant freinés dans notre élan par certains endroits sur lesquels nous ne pouvons pas plantés : les zones tampons. Avec les autorités, nous essayons d’obtenir les autorisations nécessaires pour exploiter lesdites zones», a révélé Henry Dusmin.

En attendant cet hypothétique horizon, la société s’emploie tant bien que mal à atteindre d’autres objectifs. Notamment en matière de production.  «Notre objectif est de produire 60 à 70 tonnes de noix de palme par jour. Mais aujourd’hui, nous n’en sommes qu’à 22 tonnes. Nous avons encore beaucoup de travail à faire», a expliqué le directeur général du site.

Un objectif qui passe nécessairement par la qualité et la quantité de la main d’œuvre. Un aspect sur lequel Olam a consenti des efforts encourageants.  «A notre arrivée, nous avons lancé un programme de recrutement massif. Car, lors de la reprise du site, le personnel qui nous a été rétrocédé était de 50 employés. Depuis, nous avons recruté 500 personnes. Actuellement, nos effectifs sont de 710 employés, dont 658 Gabonais», a affirmé Henry Dusmin.

L’aspect social n’est pas en reste dans la stratégie de développement d’Olam. «Nous sommes confrontés à certaines difficultés que nos services sécurité et social tentent de régler avec les habitants des villages impactés par le projet. Nous avons quelques malentendus mais nous les réglons immédiatement», a affirmé le patron de la palmeraie de Makouké.

«Avec les populations locales, nous sommes en train de mettre en place un contrat social. Ils vont nous soumettre leurs doléances et à notre niveau, nous verrons les solutions à y apporter si possible. Une plateforme sera mise en place à cet effet», a conclu Henry Dusmin. Entre temps, les populations environnantes ont déjà droit à l’électricité et aux soins médicaux grâce à Olam. Le tout gratuitement.