Victoire Lasseni Duboze a été élue à la tête du premier bureau permanent du Réseau panafricain des femmes pour la culture de la paix et le développement durable-Section Gabon, le 16 juin à Libreville.

Victoire Lasseni Duboze lors de son mot de circonstance après son élection, le 16 juin 2018 à Libreville. © Gabonreview

 

Chargée de mobiliser les femmes de la société civile gabonaise, la section gabonaise du Réseau panafricain des femmes pour la culture de la paix et le développement durable a organisé sa première assemblée générale constitutive, le 16 juin à Libreville. Déjà présidente du bureau provisoire dudit réseau, neuf mois durant, Victoire Lasseni Duboze a été élue à la tête du premier bureau permanent de la section gabonaise de cette plateforme panafricaine.

La liste du bureau, composé de 11 membres, a été validée à l’unanimité par le bureau de l’assemblée générale constitutive. «C’est l’émotion, la lourde charge, toutes ces expériences qu’il va falloir déployer désormais. Lourde charge parce que vous nous élisez aujourd’hui, mais nous sommes obligées de changer nos comportements aussi. Partout où nous serons, on doit pouvoir dire en nous regardant : ce sont vraiment des femmes de paix», a déclaré Victoire Lasseni Duboze.

La présidente et les membres du bureau avec à sa gauche, notamment, la vice-présidente 1 (Sidonie Flore Ouwé). Stephen Jackson lors de son allocution. Et, vue de l’assistance. © Gabonreview

Selon cette dernière, la permanence du bureau est mandataire. «Nous sommes effectivement élues pour trois ans renouvelable une fois. La présidente du moins. Merci de nous avoir accordé votre confiance à moi et à nos collègues», a ajouté la présidente du Réseau, dont l’action au Gabon s’articulera autour de deux axes, dans un premier temps. L’axe 1 porte sur la culture de la paix, l’appropriation de la résolution 1325 et ses corollaires, la citoyenneté, l’éducation, la formation, la paix et sécurité, le respect des droits humains, le respect des principes démocratiques, égalité homme-femme aux postes de responsabilités, lutte contre la discrimination des femmes.

L’axe 2 regroupe le développement durable, l’indépendance économique, le droit environnemental, le droit et la santé, la croissance inclusive, leadership et association, art et éducation traditionnel. «D’autres axes seront envisagés avec, notamment l’économie, pour favoriser de meilleurs pouvoirs d’achat, le sport, les arts et les lettres, etc.», a souligné Victoire Lasseni Duboze.

Autant de chantiers que le représentant résident du Système des Nations unies entend soutenir. «A cet engagement à soutenir le Réseau, nous saurons aussi intéresser nos différents partenaires, à l’exemple de la Fondation Marcel Doupamby-Matoka», a promis Stephen Jackson.

L’assemblée générale constitutive est l’aboutissement d’un processus lancée le 8 mars 2017, avec la célébration de la journée internationale des femmes. Soutenue par les Nations unies, la création de ce réseau national participerait à la mobilisation de la société civile panafricaine. Ce, conformément au «Plan d’action en faveur de la culture et la paix en Afrique», adopté à Luanda (Angola), en mars 2013.