La grève des agents de l’Institution, débutée lundi 20 février, a été suspendue grâce au versement d’un mois de prime interne supplémentaire tôt le mardi 21 février, jour d’ouverture de la première session ordinaire 2017.

Les agents du CES au piquet de grève, le 21 février 2017. © D.R.

 

Alors qu’elle apparaissait hypothétique, à cause du mouvement de grève enclenché la veille par le personnel de l’Institution pour sept mois d’impayés de prime interne, les travaux de la première session ordinaire 2017 du Conseil économique et social (CES) ont pu se tenir. Un mois de prime en plus a été payé tôt ce mardi 21 février.

Sur sept mois, deux mois leur ont été payés ; un premier, vendredi dernier, et le second, ce mardi 21 février. Les agents grévistes ont dû surseoir à leur grève, sur la base des promesses faites par la présidente du CES, à travers son vice-président, Raphaël Sadibi Bouka.

Ils recevraient d’ici le 23 février, les primes de session. Une bouffée d’oxygène Suffisant, en attendant l’aboutissement des démarches entreprises pour solder les cinq mois restants.

L’entrée principale du CES, fermée par les agents grévistes. © D.R.

Pourtant, les agents avaient posé comme préalables le paiement de trois mois d’arriérés de primes, seules conditions pour suspendre leur mouvement de grève. Seulement, ils se sont montrés sensibles aux « efforts consentis par la présidente » qui, a « démontré sa volonté de résoudre ce problème », commente un agent.

La trentaine de contractuels et fonctionnaires exerçant au CES, bénéficient tous de ces primes internes faisant office de salaire. Ils attendent voir l’application effective des promesses faites par la présidente avant d’envisager un éventuel mouvement de grève.

Fragilisée par de nombreuses critiques dénonçant son management, peu enclin à donner vie à cette maison depuis le départ de Paul Biyoghe Mba, Georgette Koko, fait face à un mouvement de grève inédit car, intégrant même les secrétaires particulières.

Auteur : Alain Mouanda