S’exprimant à l’occasion de la toute première Journée nationale consacrée à l’or, le 6 juillet dernier à Libreville, le ministre des Mines a affirmé que quatre tonnes d’or sont frauduleusement sortis du pays en 2017.

De l’or exposé le 6 juillet 2018 à Libreville lors de la première Journée nationale de l’or. © Gabonreview

 

«Faire de l’or, la nouvelle pépite de l’économie gabonaise», telle est la thématique sous laquelle s’est déroulée la Journée nationale de l’or visant à promouvoir l’apport de ce précieux minerai dans l’économie nationale. En sa qualité de ministre des Mines, Christian Magnagna a abordé un certain nombre de préoccupations parmi lesquelles la fraude qui sévit dans ce secteur. Selon lui, au moins quatre tonnes d’or ont emprunté des chemins sinueux et incontrôlés pour sortir du pays.

«Quatre tonnes, ce n’est pas forcément un chiffre effrayant. C’est ce qu’on nous dit. Est-ce que c’est vérifié ? Je n’en sais absolument rien. L’objectif c’est la transparence d’une filière qui doit vivre des liens beaucoup plus serrés», a déclaré Christian Magnagna, relayé par Directinfos.com. Souhaitant faire de la filière aurifère gabonais un levier important de diversification de l ‘économie nationale et de développement durable à travers les perspectives et le potentiel des zones telles qu’Etéké et Minkébé, le membre du gouvernement a rappelé l’adoption récente d’un nouveau Code minier attractif pour les investisseurs et protecteur pour les populations et l’écosystème.

Pour Christian Magnagna, la filière a besoin de plus de transparence si elle veut faire de ce minerai une ressource stratégique dans un horizon de 5 à 10 ans. En 2018, l’on envisage au ministère des Mines une production d’environ deux tonnes alors que la production a chuté à environ 500 kg en 2017. Or, en 2015, elle avait atteint 1472 Kg. Dans l’ambition d’encourager la production aurifère nationale, sept permis supplémentaires ont été cédés par le gouvernement, en 2017, à quatre compagnies : Alpha Centauri Mining SA, Gabon Gold, Maxi Gold et la Société équatoriale des mines (Sem).