Pour Elza-Ritchuelle Boukandou, présidente du parti Pour le changement (PLC), l’opposition gagnerait à s’inscrire dans la confrontation politique face au pouvoir.

Elza-Ritchuelle Boukandou, présidente de PLC. © D.R.

 

 «Face à un pouvoir buté et brutal», seule la confrontation politique semble le meilleur moyen pour s’imposer en 2019. C’est, en tout cas, la conviction d’Elza-Ritchuelle Boukandou, exprimée lors de sa présentation des vœux de nouvel an à la Nation, dimanche 30 décembre. La présidente de PLC a, en effet, invité les Gabonais, ceux de l’opposition en l’occurrence, a «engager un rapport de force politique» avec le pouvoir en place s’ils veulent continuer d’espérer à des lendemains meilleurs pour le pays et pour ses habitants.

 «En 2019, exhorte la jeune responsable politique, nous devons tous être des ouvriers de la résistance pour la restauration de la souveraineté du peuple afin que désormais préside à la destinée du pays le choix clairement exprimé par le peuple gabonais, seul souverain.» 

Pour Elza-Ritchuelle Boukandou, «rien n’est, en effet, plus dommageable, pour un peuple, que de se désintéresser de son propre sort, de l’abandonner à des logiques qui agissent contre son intérêt et l’entraîne finalement à sa perte. Il est donc sain que le peuple veuille se réapproprier les moyens de décider pour lui-même». Or, prévient-elle, «personne ne défendra mieux les intérêts du Gabon que les Gabonais eux-mêmes. Ni la France, ni le Maroc, encore moins les partis politiques repliés sur eux-mêmes».