Deux ans après son départ du Parti démocratique gabonais (PDG) et quelques échecs dans sa quête, l’ancien Premier ministre a réussi à se hisser à la tête d’un ancien parti politique rénové, l’-ex UDL, désormais RPR.

Jean-François Ntoutoume Emane (à gauche), installé dans ses nouvelles fonctions à la tête du RPR. © Gabonactu.com

 

L’Union pour le développement et la liberté (UDL) a vécu. Le parti du défunt Jean François Ekouaghe Mba s’est mué en RPR (Rassemblement des patriotes républicains). C’était à l’occasion de son 2e congrès ordinaire au cours duquel ses responsables ont annoncé sa fusion avec le Mouvement patriotique et démocratique pour la refondation (MPDR) de Jean-François Ntoutoume Emane. L’ancien Premier ministre qui accueillait ces assises en sa résidence de Lalala, dans le 5e arrondissement de Libreville, a été porté à la tête de la nouvelle formation politique. Pas de quoi surprendre les observateurs de la vie politique gabonaise, d’autant que ces derniers mois, le président du défunt MPDR s’était lancé à l’assaut de partis éprouvant des difficultés à exister véritablement sur l’échiquier politique national.

Deux ans après son départ du PDG, Jean-François Ntoutoume Emane se voyait président d’un parti lui aussi. A coup de millions de francs, l’ancien maire de Libreville avait appâté certains partis passés dans l’ombre. Sa quête ne s’était pas faite sans échecs. La fusion avec le Front démocratique et culturel (FDC) de Quentin Ben Mongaryas, en décembre 2017, avait échoué à la dernière minute. Le FDC, dit-on, n’avait pas perçu tout l’argent promis par l’ancien maire de Libreville, qui aurait également humilié des responsables de ce parti.

Avec le RPR, Jean-François Ntoutoume Emane, qui ne s’est pas encore officiellement prononcé au sujet des prochaines élections législatives, devrait renforcer la Coalition pour la nouvelle République de Jean Ping dont il est un des plus importants soutiens. Son nouveau parti annonce pour le mois de février une sortie au cours de laquelle il reviendra sur l’actualité politique nationale.