Trahie et abandonnée, selon elle, par ses anciens compagnons de l’opposition, l’ancien soutien de Jean Ping n’a plus donné signe de vie que sur les réseaux sociaux. Dans un post, lundi 28 août, elle a annoncé un break avant un retour prochain «dans l’arène».

Annie Léa Meye. © D.R.

 

Depuis plusieurs mois, elle se fait discrète. Sa dernière apparition à la télévision s’est faite dans le cadre d’un témoignage dans le magazine «Complément d’enquête» sur France 2, consacré, le 6 juillet dernier, à la relation des Bongo avec la France. C’est lors de son intervention qu’on avait su, officiellement, qu’elle avait «pris ses distances» avec Jean Ping, dont elle à soutenu la candidature plus d’un an avant la présidentielle d’août 2016. Annie Léa Meye ne donnait plus signe de vie que sur les réseaux sociaux, particulièrement sur sa page Facebook.

Pourtant, si son retour s’était fait après des semaines d’absence sur ce réseau social, pour cause de maladie, lundi 28 août, elle a dit publier son dernier post «jusqu’à nouvel ordre». «Ce silence sera un moment de recueillement et de supplication», a-t-elle expliqué à ses 1 557 abonnés. Seulement, il ne s’agit pas de ses adieux à la lutte pour l’alternance au sommet de l’Etat. «Je reviens plus que déterminée à combattre non pas pour vous ou avec vous (vous vous reconnaissez), mais pour le Gabon et avec tous les Gabonais qui refusent le mensonge, la manipulation, la mystification et le sabotage. […] Après avoir traversé des périodes de santé difficile, je redescends dans l’arène bientôt», a annoncé Annie Léa Meye, qui n’a pas caché son ressentiment à l’endroit de certains de ses anciens compagnons de l’opposition, y compris au sein de la galaxie Jean Ping.

En effet, ce qui a décidé Annie Léa Meye à prendre ses distances avec cette galaxie, c’est d’abord l’abandon dont elle dit avoir été l’objet de la part de ses anciens compagnons. Victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC) en novembre 2016, elle n’aurait reçu ni le soutien ni l’aide de personne d’entre eux. Quasiment abandonnée à elle-même, elle aurait ensuite été l’objet de tentative de dénigrement de la part de ces mêmes compagnons, notamment au sujet de la supposée enveloppe donnée par Jean Ping pour venir en aide aux familles des victimes des évènements du 31 août 2016. «Dans un silence coupable, personne pour laver mon honneur», a-t-elle regretté dans son post.

L’autre raison du retrait d’Annie Léa Meye, serait la tentative de soumission dont elle ferait l’objet de la part des responsables de la coalition. Or, elle l’affirme, elle n’a jamais été payée pour mener le combat qu’elle a mené des mois durant. «Si je vous dois, dites-moi à combien vous m’avez achetée. Ce qui est sûr et certain, des personnes comme moi, on ne les achète pas. On les convainc. Si vous ne pouvez pas ou plus me convaincre, il ne sert à rien, mais strictement à rien, de chercher par des faux prétextes à me déstabiliser», a-t-elle mis en garde ses adversaires devenus. Comme quoi, au sein de la Coalition pour la nouvelle République (CNR), ni la confiance ni la solidarité n’est de mise. De son côté, Annie Léa Meye envisage prochainement de mener sa lutte en dehors de cette Coalition.