Dans une note circulaire adressée récemment aux sociétés pétrolières exerçant au Gabon, le ministre du Pétrole et des Hydrocarbures a annoncé l’intention du gouvernement de prioriser les nationaux pour les marchés liés aux opérations de catering (restauration collective).

Pascal Houangni Ambouroue, arbitre le conflit ESS Gabon-Assala Energy. © Min. Pétrole et Hydrocarbures

 

L’affaire ESS Gabon est passée par là. A compter du 1er mars 2018, l’attribution des marchés ayant trait aux opérations de catering bénéficiera à 80% aux opérateurs nationaux et 20% aux opérateurs étrangers. L’annonce a été faite, mercredi 7 février, par Pascal Houangni Ambouroue dans une note circulaire adressée aux sociétés pétrolières exerçant une activité de production au Gabon.

L’objectif de cette mesure, on le devine, est de se prémunir des situations comme celle actuellement vécue par les 392 salariés de la filiale gabonaise du Groupe Compass. Sans nouvelles du directeur général et de ses collaborateurs étrangers ayant «fui» le Gabon à cinq mois de la fin de son contrat avec Shell Gabon, les employés réclament leurs indemnités de séparation. L’affaire est en cours de traitement par le ministre du Pétrole et des Hydrocarbures, Assala Energy le repreneur des actifs de Shell au Gabon et l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep).

Si les sociétés pétrolières sont invitées à «se rapprocher sans délai» de la direction générale des Hydrocarbures (DGH) pour se conformer à la nouvelle règle, il leur sera sans nul doute conseillé de préférer un service traiteur offert par des entreprises locales qu’étrangères.