Le directeur général de l’ANGTI, Landry Patrick Oyaya, et l’ex-directeur général de l’entretien des routes et aérodromes, Grégoire Bayima, ont été interpellés le 23 mars 2017 à Libreville pour une enquête préliminaire liée au chantier de réfection du pont de Kango, exécuté par le Groupe Santullo Séricom. Les deux hommes sont actuellement en garde à vue.

Le pont de Kango à l’origine de l’enquête ayant mené à l’arrestation de Landry Patrick Oyaya et de Grégoire Bayima. © Joel Mbiamany-N’tchoreret

 

L’opération «Mamba» lancée il y a quelques mois par l’Etat gabonais a fait de nouvelles victimes. Le directeur général de l’Agence nationale des grands travaux et d’Infrastructures (ANGTI), Landry Patrick Oyaya et le directeur général de l’Entretien des routes et aérodromes, Grégoire Bayima.

L’interpellation des deux hommes est intervenue, selon le quotidien L’Union du 24 mars 2017, dans le cadre d’une enquête préliminaire ordonnée par le parquet de Libreville, inhérente à la réfection du Pont de Kango, sur la route nationale N°1. Une opération qui avait été réalisée par la Société Santullo Séricom. Pour l’heure, les deux personnalités sont en garde à vue et le journal ne donne aucune précision sur les motifs de leurs arrestations.

Cependant, des sources proches de l’ANGTI rapportent que «des agents encagoulés ont fait irruption dans leurs locaux pour une perquisition. Elle a conduit à l’arrestation de Landry Patrick Oyaya». Ce dernier, au moment des faits qui lui sont reprochés, occupait les fonctions de directeur général du Fonds d’entretien routier de deuxième génération (Fer2). Comme Grégoire Bayima, ils ont tous deux été sous les ordres de l’ancien ministre de la Promotion des Investissements, des Transports, des Travaux publics, du Tourisme et de l’Aménagement du territoire, Magloire Ngambia qui, lui, se trouve actuellement à la prison centrale de Libreville dans le cadre de l’opération «Mamba».

Si l’on attend encore les précisions du gouvernement sur ces arrestations, les agents de l’ANGTI se demandent toujours s’il est «nécessaire de semer autant de terreur pour une simple arrestation».