Tenues entre le 19 et le 27 octobre 201, les négociations entre ont permis aux deux parties, l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) et Knock Allan, de signer un procès-verbal de conciliation qui enraye la menace de grève qui planait sur la société de services pétroliers.

Poignée de main entre le secrétaire général de l’Onep et le DG de Knock Allan, après la signature du PV de conciliation. © Gabonreview/Mbourou

 

La médiation assurée par l’Inspecteur spécial chargé du secteur pétrolier (Istrap), Davy Thome Mboumba, a permis à l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) et à la société Knock Allan de trouver une issue au conflit qui les opposait.

Le syndicat a en effet déposé, le 13 octobre dernier, un préavis de grève sur la table de la direction générale de cette société de services pétroliers. Outre le préalable portant sur l’éjection du directeur des ressources humaines de son poste, le cahier de charges transmis par l’Onep comportait 12 points de droit et de négociation. L’essentiel ayant trait à la régularisation des salaires et des primes.

Lancées le 19 octobre dernier, jour de l’expiration du préavis, les discussions ont d’abord conduit la direction générale à accéder à la revendication des travailleurs, relative à la décharge du DRH, condition sine qua non pour la poursuite des négociations. Pedro Martins, le directeur général de  Knock Allan, a ainsi annoncé le recrutement d’une personne devant s’occuper des opérations relatives au traitement des salaires et d’un nouveau directeur des ressources humaines.

Lors des discussions qui se sont poursuivies après l’examen du préalable, la société Knock Allan s’est montrée bien attentive devant les attentes des travailleurs. Plusieurs primes leur ont ainsi été accordées, notamment les primes d’exposition à la toxicité et de confinement. La régularisation des salaires avec effet rétroactif sur une période bien déterminée est également à mettre au compte des trophées obtenus par les travailleurs. L’Istrap a par ailleurs accordé un délai à la société pour la mise en place des Comité de sécurité et de santé au travail (CSST) et d’un Comité permanent de concertation économique et sociale (CPCES), autre point contenu dans le cahier de charges.

Concernant d’autres revendications, une commission tripartite (Istrap, Employeur, Onep) a été mise en place qui devra, selon un calendrier de travail bien défini, y apporter une suite satisfaisante. «Partout où nos demandes étaient fondées et légitimes, la direction générale a été sensible et avec le concours de l’Inspecteur spécial, nous avons pu trouver des points d’accord favorables pour l’ensemble des travailleurs . Nous osons croire que ce procès-verbal fera un cas d’école dans le secteur pétrolier», a déclaré le secrétaire général de l’Onep, Sylvain Mayabi Binet, au terme de la signature du procès-verbal de conciliation le 27 octobre dernier.