La plateforme attend beaucoup de ce sommet dont les travaux débutent le 12 décembre à Paris. Notamment au niveau de «la matérialisation et la traduction des intentions des pays développés en actions concrètes, en faveur de l’adaptation du continent aux effets du changement climatique».

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Le Réseau des organisations de la société civile pour l’économie verte en Afrique centrale (Roscevac) a décliné ses attentes pour le One Planet Summit, dont les travaux vont démarrer le 12 décembre à Paris. Il restera très attentif aux annonces qui y seront faites et aux initiatives qui seront communiquées. Tout comme il examinera avec beaucoup d’attention, la place de la société civile dans ce combat contre le réchauffement climatique.

«Nos attentes, en tant que pays en développement et surtout pays vulnérable au réchauffement climatique, portent sur la matérialisation et la traduction des intentions des pays développés en actions concrètes en faveur de l’adaptation du continent aux effets du changement climatique», a déclaré le président du Roscevac.

Selon Nicaise Moulombi, la société civile gabonaise prend part à ce sommet au moment où l’Afrique et le Gabon font face à des défis toujours en attente de réponse durable. «Cette rencontre sera le lieu pour la société civile de l’Afrique centrale de rappeler la place de cette sous-région dans la régulation climatique de la planète», a-t-il souligné.

Le Sommet One Planet Summit a été́ convoqué par le président Emmanuel Macron, face à l’urgence des enjeux, deux ans après l’Accord de Paris. Saluant cette initiative, le Roscevac a dit être attentif à la question du transfert des technologies. Notamment dans les secteurs tels que l’Agriculture, les énergies renouvelables, la foresterie, dans la perspective de la transition écologique.

«L’Afrique peut encore bénéficier d’une opportunité singulière du continent : l’Afrique peut partir d’un modèle vert pour un modèle encore plus vert. Alors que les pays développés partent d’un modelé très émetteur en gaz à effet de serre pour un modèle moins sobre en carbone. C’est pourquoi en Europe, on parle davantage de transition énergétique alors qu’en Afrique on parle plus d’adaptation», a affirmé Nicaise Moulombi.

Dans tous les cas, le président du Roscevac a indiqué que le changement climatique est une grande opportunité pour l’Afrique. Il permet notamment au continent de «s’inscrire résolument dans une démarche rationnelle, dans l’esprit des engagements de l’Accord de Paris, notamment sur l’obligation de reddition, de transparence, de suivi évaluation et de contrôle», a argumenté Nicaise Moulombi.

C’est dans cet esprit que la société civile s’est réjouie de l’adoption et de la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Afrique, qui inscrit l’économie verte au centre des préoccupations en matière de développement. Elle a également interpellé le système financier de la sous-région sur la nécessité d’«intégrer le risque climatique et de proposer des produits financiers qui favorisent les investissements sobres en carbone».