Réhabilité récemment dans ses fonctions, le secrétaire général de l’Union du peuple gabonais (UPG) affirme n’avoir jamais trahi, et annonce déjà des actions sur le terrain pour sortir le parti de sa «léthargie».

Jean Olivier Koumba Mboumba, le secrétaire général de l’UPG a été réhabilité dans ses fonctions. © D.R.

 

Non, il n’y aura pas une aile dirigée par Jean Olivier Koumba Mboumba au sein de l’UPG ! L’ancien ministre délégué à la Culture, l’a toujours affirmé, il ne quittera «jamais» son parti. «On ne brade pas 26 ans d’engagement politique pour les humeurs de certains», a-t-il écrit, le 9 novembre, sur sa page Facebook, à la suite de sa réhabilitation par le commissariat à l’éthique, à la discipline et à la solidarité du parti. Refusant de reconnaître sa rétrogradation au poste de secrétaire politique chargé de la Culture et de l’Environnement, à l’issue du «réaménagement» du bureau exécutif d’octobre dernier, le SG avait saisi cette structure interne pour qu’elle statue sur son cas. D’autant qu’il ne se reconnaissait pas dans les accusations qui pesaient sur lui, et qui avaient fini par décider Mathieu Mboumba Nziengui à demander sa rétrogradation, plutôt que sa suspension.

Certains, au sein de l’UPG, continuent de croire que c’est par «jalousie» vis-à-vis de son SG, qui avait comme lui intégré le gouvernement, que le président du parti avait ligué une partie des militants contre Jean Olivier Koumba Mboumba.

«Comme j’aime à le dire, le parti a des règles qui doivent être observées par tout le monde y compris par ceux qui ont la charge principale de le diriger. Après cette décision du Commissariat à l’éthique, je suis d’autant plus satisfait que justice a été rendue. Comment pouvait-il en être autrement ? J’avais la conviction que le droit était de mon côté», a réagi le numéro 2 de l’UPG, tout en refusant de faire «dans le triomphalisme».

Comme renforcé par sa réhabilitation, le SG vise déjà un objectif : l’implantation du parti à travers le pays, à six mois des prochaines législatives. Il s’agit d’une des principales recommandations du congrès de l’UPG, tenu en juin 2016 à Ndendé. «Nous avons décidé de sortir des querelles de clocher pour nous mettre sur le terrain. Dans les prochains jours, je mènerai, avec quelques cadres du parti, une série d’actions sur le terrain pour sortir de cette léthargie dans laquelle est plongé le parti», a-t-il annoncé.