L’affaire défraie la chronique dans la province de la Ngounié. Les responsables de la société Olam Palm Gabon, confrontés à une grève du personnel, ont fait appel aux forces de l’ordre pour remettre de l’ordre. Une situation très mal prise par les ouvriers et leurs familles.

Les gendarmes et les policiers tentant de stopper les ouvriers en colère contre les
mauvaises conditions de travail et salariales avant l’arrestation de certains. © Facebook/Ladislas Ndembet

 

Depuis plusieurs semaines, en effet, les ouvriers agricoles d’Olam Palm Gabon, dans la Ngounié, réclament de meilleures conditions. Ils réclament une augmentation des salaires, des équipements de protection individuelle, le départ de certains responsables gabonais, l’arrêt du recrutement des expatriés (Malaisiens et Indonésiens), l’arrêt des licenciements abusifs des Gabonais, etc.

Ils sont récemment entrés en grèves pour les revendiquer et ont reçu une réponse inattendue de la part de leur direction. Selon l’ONG Muyissi Environnement, une association de défense et de protection de l’environnement, très active dans la localité, «au lieu d’opter pour la négociation, les responsables d’Olam ont choisi de réquisitionner la force publique (Gendarmerie et Police judiciaire)».

«On note actuellement 7 employés en détention dans les geôles de la prison centrale de Mouila et 3 autres en garde à vue à la PJ», assure Ladislas Ndembet, le président de cette association, condamnant «avec la dernière énergie ces manœuvres d’intimidation des employés qui ne font que revendiquer leurs droits».

Se joignant aux employés du coin, l’ONG a demandé «une libération sans condition de l’ensemble des employés arrêtés».