Les assemblées annuelles 2018 de l’Organisation interafricaine du café (OIAC) ont clôturé leurs travaux le 27 novembre 2018 à Libreville, avec l’adoption d’un budget d’exercice 2018-2019 fixé à 459,825 millions de francs CFA et la «Déclaration de Libreville» censée promouvoir l’essor d’une caféiculture durable et l’expansion des marchés du café.

Clôrure des assemblées annuelles 2018 de l’OIAC. © Gabonreview

 

Démarrés le 20 novembre, les travaux des assemblées annuelles 2018 de l’Organisation interafricaine du café ont pris fin le mardi 27 novembre à Libreville.

Les travaux de Libreville ont permis aux 25 pays membres de l’OIAC de discuter sur la problématique de la baisse continue des prix du café et ses effets sur la durabilité du secteur, les opportunités que pourrait offrir la zone de libre-échange continentale pour l’expansion des marchés du café. Ils ont également esquissé de pistes pour minimiser l’impact négatif et continu du changement climatique sur la production du café.

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A l’issue des travaux, les participants ont adopté le projet de budget d’exercice 2018-2019, évalué à 459 825 856,99 de francs CFA, pour relancer la production caféière du continent et le dynamiser face à l’impact du changement climatique sur sa production. Outre l’aspect financier, les pays membres de l’OIAC ont approuvé la «Déclaration de Libreville». Celle-ci prescrit des directives aux Etats membres et au secrétariat de l’OIAC, pour la mobilisation des ressources nécessaires  à la mise en œuvre du Plan stratégique de la relance de la caféiculture africaine. La Déclaration de Libreville insiste également sur la création d’un environnement propice aux partenariats public-privé pour le financement de l’industrie caféière africaine.

Pour tendre vers cet horizon, les Etats membres de l’OIAC sont invités à créer un environnement propice à des chaînes de valeur efficaces, à la création de la valeur ajoutée et à la consommation intérieure pour atténuer la volatilité des prix. Ils doivent également soutenir et promouvoir le commerce régional et continental du café, sous les auspices de la zone de libre-échange continentale. Cette démarche vise à stabiliser les prix et de réduire les risques potentiels découlant de la baisse des prix internationaux pour les producteurs de café africains.

Les assemblées annuelles 2018 de l’Organisation interafricaine du café avaient pour thème : «Organisation du secteur café en Afrique pour le développement durable et solidaire».