Afin de marquer sa fermeté sur le déroulement des négociations en cours avec le gouvernement, la coordination provinciale des régies financières et administrations assimilées de l’Ogooué-Maritime a «décrété» les 22, 25, 30 octobre et 5 novembre, comme journées mortes au sein des administrations provinciales des régies financières.

Les «régies mortes» impliqueront l’arrêt de plusieurs activités dont les chargements pétroliers. © portdakar.sn

 

Actuellement en négociations avec le gouvernement, les syndicats des régies financières n’entendent pas faire de compromis. La coordination provinciale des régies financières et administrations assimilées de l’Ogooué-Maritime a donné le ton en prenant une mesure pour le moins radicale.

«Afin de marquer notre fermeté sur le déroulement des négociations en cours entre les partenaires sociaux et le gouvernement dans le sens de la satisfaction totale de nos revendications, nous décrétons cette journée du 22 octobre comme journée morte au sein des régies financières», a annoncé la coordination provinciale des régies financières et administrations assimilées de l’Ogooué-Maritime.

Cette journée dite «Régies mortes» sera prolongée les 25 et 30 octobre, puis le 5 novembre prochain. La journée touchera principalement les administrations provinciales de la Douane, les Impôts, le Trésor et les Hydrocarbures. Concrètement, cela impliquera l’arrêt des chargements pétroliers, les étalonnages des compteurs fiscaux, les traitements des marchandises en douanes, le traitement douanier des régimes, ou encore la délivrance de la Clearance.

Ces journées «Régies mortes» impliquent aussi l’arrêt de traitements déclaratifs fiscaux, le traitement fiscal de la TVA, les perceptions, le traitement des décades Douanes/Trésor, tout contrôle budgétaire et le traitement de dossiers de la consommation et de la concurrence.

La coordination provinciale a justifié sa position par le souhait de «sortir définitivement de cette crise une bonne fois pour toute». Car, a conclu la coordination provinciale, «nous, les régies, sommes tous responsables du manque de considération notoire du gouvernement vis-à-vis à notre égard». Les revendications des régies financières tournent autour de six points dont la priorité est le «respect et la régularité des dates de paiement» des agents.