Sans emploi et sans revenus, une quarantaine d’anciens employés de l’ancienne entité gestionnaire des infrastructures sportives espère que ses cris seront entendus par le ministère des Sports.

Le ministre des sports est face aux anciens employés de l’Office du stade en grève pour 30 mois de salaires impayés. © D.R.

 

47 ex-agents de l’Office du stade, l’ancienne entité gestionnaire des infrastructures sportives au Gabon, réclament le paiement de 30 mois d’arriérés de salaire. Ce 12 décembre à Libreville, les agents ont déclenché un mouvement d’humeur au ministère des Sports. Un ras-le-bol découlant des tentatives infructueuses de rencontrer le nouveau patron des Sports.

Ils ont été reçus par le directeur de cabinet du ministre en fin de matinée. Demain, leur aurait-il dit, une réunion dédiée à leur cas sera organisée, de sorte que soit trouvée une solution définitive à leur situation. Selon plusieurs témoignages, les ex-agents de l’Office du stade n’auraient pas de cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Parmi eux, certains cumuleraient par ailleurs plus de 30 ans de service sans garantie d’assurance à la CNSS.

Après la dissolution en 2013 de l’Office du stade, remplacée par l’Agence nationale de gestion et d’exploitation des infrastructures sportives et culturelles (ANAGEISC), les employés de l’ancienne entité, censés être reversés systématiquement au sein de la nouvelle entité, ne l’ont pas été au motif que leurs profils ne seraient pas adaptés.

Contraints d’être pris en charge par le ministère de tutelle, ils ont été payés régulièrement jusqu’à ce qu’on leur signifie qu’ils ne pouvaient pas être rémunérés continuellement sans rendement, leurs profils n’intéressant pas la tutelle par ailleurs.

Auteur : Alain Mouanda