A l’issue d’une enquête de six mois sur les Objectifs de développement durable (ODD) au Gabon, l’Association pour les œuvres sociales (Agos) a rendu ses conclusions, le 5 juin à Libreville. Celles-ci pointent du doigt notamment de flagrantes «violations des  droits humains» dans le pays.

La présidente de l’Association pour les œuvres sociales (Agos), Marie Claudette Ndangui, le 5 juin 2018. © Gabonreview

 

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La présidente de l’Association pour les œuvres sociales (Agos) a rendu les conclusions d’une enquête menée sur les Objectifs de développement durables ODD au Gabon. D’une durée de six mois, l’enquête portait sur 17 objectifs que se sont fixés les États membres des Nations unies en 2015 afin d’éradiquer la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous d’ici à 2030.

Au terme de l’enquête, la présidente de l’Agos a estimé que la mise en œuvre des ODD souffre de plusieurs insuffisances. Selon Marie Claudette Ndangui, les insuffisances sont principalement orientées vers la violation des droits des opérateurs économiques. Cette dernière a évoqué la mise en place de plusieurs taxes par les autorités municipales, ou encore l’interdiction de la vente des sachets d’eau.

 «Or, cette eau a été scientifiquement déclarée potable par l’Institut d’hygiène et de santé. Tout cela n’est pas de nature à favoriser l’évolution  des petits commerces», a déclaré Marie Claudette Ndangui. Au nombre d’insuffisances relevées par l’Agos en matière d’ODD, figure également la non-prise en compte par les autorités des familles démunies. «Plusieurs enfants n’ont pas d’actes manquent d’actes de naissance. D’autres ne sont pas scolarisés», a-t-elle regretté.

Autant d’insuffisances ayant fait promettre à la présidente l’association d’«œuvrer dans la sensibilisation des autorités pour une accélération dans la mise en application des ODD au Gabon».

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga