Au prétexte qu’il aurait tenté d’exercer des pratiques fétichistes sur la dépouille d’André Mba Obame, Maixent Nkizogo serait tombé dans les mailles de la foule qui assurait la garde de la dépouille.  

Maixent Nkizogo, le présumé espion. © Faits Divers

Maixent Nkizogo, le présumé espion. © Faits Divers

 

La mobilisation populaire liée aux obsèques d’André Mba Obame aurait été entachée par l’infiltration d’individus, dont la mission aurait été d’empêcher que les événements se déroulent dans la sérénité. Si l’étape de Libreville a été mouvementée, avec plusieurs aller-retour du cercueil entre le siège de l’Union nationale (UN) et l’aéroport international Léon Mba, les rumeurs distillées par les uns et les autres, faisant état de l’intention de certains de s’accaparer du corps à des fins mystico-occultes, avaient fini par jeter le trouble dans l’esprit des populations, qui s’y étaient alors vivement opposé. Aussi, l’insistance d’un individu à accéder à tout prix à la salle dans laquelle le cercueil était exposé, le 30 avril dernier, avait fini par éveiller des soupçons de la part des jeunes chargés d’assurer la sécurité au siège de l’UN.

Selon des sources concordantes confirmées par l’hebdomadaire Faits Divers du 8 mai 2015 (n°65), bien qu’il arborait le tee-shirt de circonstance en hommage au défunt secrétaire exécutif de l’UN, Maixent Nkizogo, présenté comme un «envoyé du pouvoir», aurait fait irruption dans la salle où était exposé la dépouille, sans autorisation. S’il en a aussitôt été extrait, il n’en a pas moins retenté le coup, cette fois en passant par l’arrière de la bâtisse, pour en être une nouvelle fois extrait par la sécurité. Sur le présumé espion pris à parti alors qu’il tentait de s’échapper, indique l’hebdomadaire, une matraque électrique, un mini-micro, une poignée de sel de table et un appareil photo auraient été retrouvés. A quelle fin en aurait-il fait usage ? L’homme se serait montré peu bavard, mais aurait tout de même déclaré qu’il avait été «envoyé par certains barons du régime», avant d’être conduit au commissariat de Nkembo.