L’exercice multinational Obangame Express 2018, lancé le 21 mars à Pointe-Noire (Congo) en vue de la recherche des stratégies pour la sécurisation du Golfe de Guinée, s’est achevé ce 29 mars 2018 à Libreville.

De Gauche à Droite : Gabriel Mally Hodjoua, Randall Merideth et James G. Foggo III, clôturant l’exercice Obangame Express 2018. © Gabonreview

 

Organisées par le Commandement américain pour l’Afrique (Africom), avec l’appui d’autres puissances et institutions régionales, les manœuvres Obangame Express 2018, visant l’amélioration de la coopération régionale et la sensibilisation sur le domaine maritime, se sont achevées le 29 mars à Libreville sur une note de satisfaction générale.

Lancés le 21 mars à Pointe-Noire, ces manœuvres ont, en effet, permis aux forces de la trentaine de pays participants d’échanger des informations pratiques, d’améliorer leurs expertises tactiques en matière d’interception et de renforcer, de façon générale, les capacités des pays du Golfe de Guinée et de l’Afrique de l’Ouest à combattre les activités illicites en milieu maritime.

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Elles ont également permis l’amélioration du partage rapide des informations relatives à la mer, à travers les différentes forces marines en présence, l’usage des moyens nautiques ou patrouilleurs par les marines nationales, le travail en commun avec les différentes administrations locales et nationales.

En clôturant cet exercice, le Vice-amiral d’Escadre, par ailleurs Secrétaire général du ministère de la Défense, Gabriel Mally Hodjoua, a relevé que cet exercice a permis aux acteurs de relever davantage le niveau des synergies nationales et internationales pour mieux faire face aux menaces d’origines maritimes dans le Golfe de Guinée. Au cours de cette manœuvre, tous les scénarios maritimes planifiés dont la piraterie, la pollution, l’assistance, les trafics en tout genre et l’immigration clandestine, ont été exécutés.

Pour le Commandant de la 6e flotte américaine, James G. Foggo III, «la vaste étendue de cette région géographique nous rappelle de nouveau l’importance d’une plus grande coopération, intégration et interopérabilité entre nos systèmes et nos opérateurs respectifs». «Une fois l’exercice terminé, nous ne devons pas simplement rassembler nos affaires et vaquer à nos occupations. Tout de suite après l’exercice et tout au long de l’année, nous devrons collaborer pour élaborer le rapport de mission, collecter les bonnes pratiques et les leçons apprises de l’édition 2018. Nous devons et nous continuerons d’utiliser les acquis d’Obangame sous la forme de la manœuvre Operation Junction Rain (OJR) ou encore ce dont beaucoup d’entre nous se souviennent sous l’appellation African Partnership Station (APS)».

Ces manœuvres militaires, dont la vocation est de sécuriser les 5700 km du Golfe de Guinée, ont été organisées avec l’appui de l’Union européenne(UE), la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) et l’Organisation maritime internationale (OMI).