Face aux nombreuses difficultés décriées ces derniers mois par les populations, l’artiste musicien, originaire de la Nyanga a regretté le mutisme et l’inaction des élus de la province qui, selon lui, «scient la branche sur laquelle ils sont assis».

Jean-Christian Mboumba Makaya dit Mackjoss. © D.R.

 

Né à Mimongo dans la province de la Ngounié, Jean-Christian Mboumba Makaya dit Mackjoss, n’est pas moins proche des populations de la Nyanga. Il dit souffrir autant qu’elles des difficultés auxquelles celles-ci sont confrontées depuis plusieurs mois, notamment avec les coupures intempestives d’électricité et le piteux état des infrastructures routières de la province. Pour l’artiste musicien s’étant joint au collectif des cadres de la Nyanga le samedi 4 février à Libreville pour interpeler les gouvernants sur cette situation, les principaux responsables sont les députés de la province. Ceux-ci, a-t-il déclaré sur Radio Gabon, manquent de «jugeote», en plus de faire preuve de mutisme et d’inaction. «C’est déplorable !», a-t-il regretté.

«Nous avons élus des gens qui sont la courroie de transmission entre nos parents et le gouvernement. Ces gens ne communiquent pas assez, voire pas du tout. Quand ils voient des situations comme celle de la route Tchibanga-Ndendé, qui a commencé à s’effriter depuis longtemps, nos députés auraient dû alerter le gouvernement et les populations», s’est offusqué Mackjoss, estimant que le mutisme et l’inaction des députés de la Nyanga équivaut à «scier la branche sur laquelle [ils sont] assis». L’interprète de «Le boucher» a notamment dit ne pas comprendre comment les élus de la province arriveront à nouveau à convaincre les populations de leur accorder leur confiance lors des prochaines élections législatives.

Rappelant aux gouvernants que «la Nyanga fait partie intégrante du Gabon», Mackjoss n’a pas manqué de leur faire comprendre que les résultats scolaires peu satisfaisants enregistrés ces dernières années dans la province sont la conséquence directe des délestages subis par les élèves. Or, a-t-il soutenu, «nous avons des sites dans la Nyanga, qui peuvent nous permettre d’avoir de l’électricité à foison, et même d’en fournir hors de la province».