En vue de renouer les liens et de renforcer l’entente entre fils et filles de la province, les ressortissants de la Nyanga ont célébré Pâques autour d’un repas, lundi 2 avril à Libreville.  Hermenegile Bussa Bussambe, l’initiateur, veut en finir avec la désunion et vise le développement de la contrée.

Quelques cadres de la Nyanga invités au repas de Pâques, dont le ministre d’Etat Josué Mbadinga Mbadinga (en tête de file). © Gabonreview

 

Des moments du repas organisé par Hermenegile Bussa Bussambe (en haut). © Gabonreview

C’est «un message de paix, d’amour et d’espérance» qu’Hermenegile Bussa Bussambe a adressé à ses invités, hier, dans un hôtel du 1er arrondissement de Libreville. En donnant un repas auquel ont été conviés cadres, élus locaux et notables de la Nyanga, le membre du conseil national du Parti démocratique gabonais (PDG) pour la fédération Yara dans le département de la Dougny (district de Mourindi) entendait inviter les ressortissants de sa province à renouer les liens, à les renforcer et à  «travailler main dans la main» pour le développement de leur contrée.

«Si les fils de la Nyanga marchent ensemble, s’ils se parlent, on peut arriver à relever tous les défis qui se posent à notre province», a estimé Hermenegile Bussa Bussambe s’adressant à ses convives, parmi lesquels le ministre d’Etat Josué Mbadinga Mbadinga, qui a dit être «personnellement interpelé» par l’initiative du jeune responsable politique. Le membre du gouvernement, originaire de la province dont il est l’un des élus locaux n’a d’ailleurs pas manqué d’inviter les autres convives à «soutenir ce genre d’initiative» qui, selon lui, vise le seul développement de leur province et le bien-être de ses populations.

Pour sa part, le jeune membre du conseil national du PDG ne doute pas que ses invités sont «un des maillons essentiel du développement de la Nyanga», sur qui reposent en partie la responsabilité de faire profiter aux populations de la province des bénéfices du futur port en eaux profondes de Mayumba. Pour lui, il est indéniable que la province est appelée à connaître dans les prochaines années un important développement. «Nous avons donc intérêt à laisser de côté nos égos, pour qu’on puisse travailler ensemble. (…) Le développement de la Nyanga ne peut se faire que si nous regardons dans la même direction», a-t-il estimé, tout en disant respecter les ambitions des uns et des autres. «L’ambition doit se faire dans un cadre sain», s’est-il permis de préciser.