Depuis plus d’un an, des habitants de la commune d’Akanda, vivant près de l’usine de fabrique de glaçons Akanda Ice, se plaignent de nuisances sonores. Leur plainte est diversement appréciée par les autorités.

Des employés d’Akanda Ice dans l’usine. © D.R.

 

A Akanda, il ne fait pas bon d’habiter à côté du bâtiment abritant les services de la société Akanda Ice. La fabrique de glaçons fait vivre le «calvaire» à ses voisins, qui se plaignent de nuisances sonores depuis plus d’un an, rapporte ce mardi 3 avril le quotidien L’Union. L’usine est située dans un quartier résidentiel. Seulement, depuis l’implantation de l’usine d’Akanda Ice, les plaintes des habitants se sont toujours heurtées à la divergence d’appréciation des autorités.

Portée en justice, il y a plusieurs mois, l’affaire n’a pu être jugée par le tribunal de première instance de Libreville. La juridiction s’était déclarée «incompétente». Ce qui avait contraint les habitants à aller voir ailleurs, notamment à la direction générale de l’Environnement et de la Protection de la nature (DGEPN), où ils se sont à nouveau plaints des «bruits assourdissants» causé par les activités de la fabrique.

Si les habitants avaient espéré de la DGEPN, la fermeture de l’usine ou au mieux l’insonorisation du bâtiment, ils ont été déçus. Un inspecteur de la direction a assuré à nos confrères que le bruit occasionné par l’activité de l’usine est «acceptable», même s’il a reconnu que la société n’aurait pas reçu quitus pour s’installer dans cette zone résidentielle, si elle avait adressé à la DGEPN une demande en bonne et due forme.

Le bruit émanant de la fabrique de glaçons ne dépassant pas les 40 décibels autorisés en zone résidentielle, la DGEPN a estimé après enquête que les responsables d’Akanda Ice n’étaient pas passibles de sanctions ni d’injonction à insonoriser les différentes pièces de l’usine. Comme quoi, ses voisins ne sont pas au bout de leur «calvaire».