Avec d’autres représentants de candidats, notamment celui de Léon Paul Ngoulakia, les représentants d’Ali Bongo et de Jean Ping ont débattu de la Protection sociale et des questions de Santé sur Africa 24. Faisant des incursions sur la gouvernance globale du pays depuis 2009, les deux hommes ont parfois échangé vigoureusement, mais l’ancien Premier ministre a paru parfois psychologiquement «atteint» par les propos «incisifs» de Jean Gaspard Ntoutoume Ayi.

Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, le 19 août 2016, sur le plateau d’Africa 24. © Capture d’écran/Gabonreview

Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, le 19 août 2016, sur le plateau d’Africa 24. © Capture d’écran/Gabonreview


 
Cadre de l’Union nationale (UN) et soutien de Jean Ping depuis les accords de La Sablière, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a fait sensation vendredi soir à la télévision. Ce brillant intellectuel, passé par l’École nationale d’administration (ENA) de Paris, a mis en difficulté, à plusieurs reprises, Paul Biyoghé Mba, le représentant d’Ali Bongo sur la thématique «Protection sociale et questions sanitaires» lors d’un débat sur la chaîne Africa 24.
Paul Biyoghé Mba, le 19 août 2016, sur le même plateau de télévision. © Capture d’écran/Gabonreview

Paul Biyoghé Mba, le 19 août 2016, sur le même plateau de télévision. © Capture d’écran/Gabonreview


Maîtrisant parfaitement son sujet, le représentant de Jean Ping sur le plateau de l’émission a tout d’abord réfuté l’idée selon laquelle Ali Bongo aurait créé la Caisse nationale d’assurance-maladie et de garantie sociale (Cnamgs). «La Cnamgs a été créée, a-t-il affirmé, en 2007, et c’est Omar Bongo qui en avait remis les cartes aux premiers assurés», battant ainsi en brèche certaines informations diffusées ça et là. Puis, il s’est attelé en a expliquer les fondements, en déclinant également l’évolution du dossier jusqu’à sa matérialisation, «pour laquelle, a-t-il souligné, j’ai travaillé pendant quatre ans».
Son principal interlocuteur a voulu, pendant le débat, reconnaître qu’effectivement la Cnamgs a été créée sous Omar Bongo, tout en laissant entendre que le pouvoir actuel n’en a jamais, de ce qu’il sait, revendiqué la paternité. Puis, l’ancien Premier ministre d’Ali Bongo (octobre 2009 – février 2012) a annoncé la poursuite de la mise en œuvre, à partir de 2017 et jusqu’en 2021, du Plan national de développement sanitaire (PNDS) dont la première tranche (2012-2016) est d’ailleurs arrivée à échéance.
Pour sa part, après avoir, avec méthode, expliqué que le mode de  fonctionnement actuel de la Cnamgs n’est pas celui qu’avaient rêvé ses pères fondateurs, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a dénoncé l’extraordinaire perte d’argent qu’engendrent les Centres hospitaliers universitaires (CHU) de Libreville, d’Owendo et d’Akanda, et le peu d’apport de la Cnamgs dans les dépenses de santé au Gabon («environ 16% seulement», a-t-il fait savoir). Puis, faisant une incursion sur la gouvernance globale actuelle, l’ancien collaborateur d’André Mba Obame a asséné «quelques petites vérités» à l’ancien Premier ministre sur sa gestion passée : «M. Biyoghé Mba, ce que vous avez fait en 2009 est honteux et lamentable, je tenais à vous le dire les yeux dans les yeux – oui, ce que vous avez fait en 2009 est honteux et lamentable». Il rappelait ainsi que «le Conseil des ministres du 19 octobre 2009, tenu trois jours après la prestation de serment d’Ali Bongo comme président de la République, et alors que votre gouvernement n’était formé que depuis 48 heures, avait mis 400 hauts fonctionnaires au chômage !». L’ancien Premier ministre a répondu que ce qu’il avait fait «n’avait rien d’illégal».
Soutenant les propos de «l’énarque parisien», beaucoup d’internautes affirment que «ce conseil des ministres de triste mémoire, fait partie des heures les moins glorieuses de notre Administration». Le Premier ministre de l’époque ne trouve de grâce auprès d’aucun internaute, car un grand nombre d’entre eux rappelle que cette chasse aux sorcières ne visait, entre autres, que les hauts fonctionnaires qui avaient soutenu André Mba Obame lors de l’élection présidentielle du mois d’août 2009.
 

 
GR
 

0 Commentaires

  1. Diana calendre dit :

    Bravo à Jean Gaspard mon frère fa ve Ossou. Un homme de l’accabit de Biyoghe Mba ne mérite aucun respect ni même une considération dans les tous sens du terme. Fière de constater que dans mon Gabon il ya encore des intellectuels de haut rang que l’argent n’a pas fait perdre l’intégrisme et le patriotisme. Pour de l’argent Biyoghe Mba est devenu un petit valet de service qui à oublier son âge et son sens du devoir envers le Gabon. IBUBU est son petit roi triste de voir un homme qui aurait pu être un véritable homme d’état mais comme on dit à gaboma il a donné la honte aux chiens.

  2. NYAMA dit :

    Un haut débat avec maîtrise du sujet.
    BRAVO à Jean-Gaspard et Monsieur ABAGHA ASSECKO.
    Monsieur BIYOGO MBA n’est pas digne d’un notable.
    Il est aveuglé par l’argent et prêt à tout pour vendre le Gabon.
    Aucune honnêteté de M. BIYOGO MBA d’assumer l’acte posé en 2009 avec la mise au chômage des cadres et toute personne ayant soutenu AMO.
    Vous rendez des comptes au peuple.
    Wait and see !

  3. BUKETI dit :

    En voilà un article honnête et vrai. La vérité n’a pas de tombe. Bravo JG NTOUTOUM AYI. Pour moi, vous faites partie de ces quelques poignées de héros que compte le Gabon, aujourd’hui. Vive le Gabon!

  4. Jean nzela dit :

    C’était un débat de taille , nous félicitons tous ceux qui ont intervenu . C’était impeccable.

    • Iboundji dit :

      Meme Jean Zélé reconnait que le zèle et le mensonge ne tenaient pas.
      Monsieur J.Gaspard Ntoutoume Ayi merci pour votre engagement clair, courageux et renouvelé aux cotés des idées de progrès. La bêtise (surtout violente et maboule) et l’indélicatesse ca se combat, c’est ce que vous faites. Bravo! Tenez à peine les montrez vous du doigt qu’elles se mettent à grogner puis a chuchoter, bassement petitement, dans leurs petits points de suspension. C’est la preuve que le laïus est bon, bien ciselé et qu’il dit la vérité c’est bien là l’essentiel et non l’insipide verbiage.
      “Kanga , wiwi u règa : mbabu, wiwi u règa “[ vengeance et fraude se pratiquent dès le 1er jour] Proverbe Guisir
      « Beaucoup de gens, surtout les ignorants, veulent te punir parce que tu dis la vérité , pour être correct , pour être toi même .Ne t’excuses jamais d’être correct et des années en avance sur ton temps. Si tu as raison et que tu le sais, laisses parler ton esprit, même si tu n’es qu’1 minorité , la vérité reste toujours la vérité »Gandhi
      “Onoki n’om’o sury’è, avange ndego “[le menteur et celui qui le convainc de mensonge ne s’aiment guère] proverbe Myènè

  5. Gabon mon HERITAGE dit :

    Merci Mr Jean Gaspard de faire honneur à la nation gabonaise. Vous êtes un homme brillant comme l’était notre Héritage National AMO.
    Vous êtes ministrable.
    MERCI POUR CE MOMENT

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