Des milliers de spectateurs ont assisté au feu d’artifice du passage à l’an 2018 devant le wharf en face de la présidence de la République à Libreville, dans la nuit de samedi à dimanche. Toutes les capitales provinciales du Gabon ont eu droit au même spectacle pyrotechnique.

Des milliers de personnes ont tenu à assister aux feux d’artifice tirés à Libreville sur le wharf en face de la présidence de la République. © D.R.

 

En haut : le vert, jaune, bleu du drapeau gabonais. © D.R.

Les «Bonne année !» ont résonné dans tous les chefs-lieux de province du Gabon. Dimanche à minuit, des centaines de milliers de personnes se sont ainsi retrouvées dans les rues de neuf villes du Gabon pour regarder les feux d’artifice et partager les embrassades marquant l’ouverture de l’année 2018, que nombreux souhaitent prospère pour le pays.

À Libreville, la foule très nombreuse n’a pas été refroidie par la pluie intermittente dans certaines zones de la ville. Des milliers de personnes ont ainsi tenu à assister aux feux d’artifice tirés sur le wharf en face de la présidence de la République. Partis des différents quartiers de la capitale et des communes voisines, familles, amis et même des touristes se sont émerveillés de la demi-heure de spectacle pyrotechnique offert chaque année par le couple présidentiel.

Pourtant du fait de la crise économique que traverse le Gabon, nombreux pensaient que ce spectacle n’aurait pas eu lieu, ainsi qu’on a pu l’entendre dans certaines conversations sur place. «Malgré les difficultés, malgré la crise, le chef de l’État a quand même tenu à préserver ce petit moment de bonheur pour le plus grand nombre. La même chose est organisée partout dans les capitales provinciales. Il faut quand même que ceux qui n’ont pas un arbre de Noël chez puissent ressentir quand même la fête», a laissé entendre un journaliste de Gabon Télévision rencontré sur les lieux.

Devenue une tradition, notamment lors des fêtes de fin d’année et de l’indépendance, l’édition de nouvel an 2018 a donc tenu le pari de la mobilisation. «Je suis très heureux d’être ici avec ma famille éprouvant la même sensation de joie et de bonheur que mes deux filles. Pour cette énième occasion, le couple présidentiel a réussi à nous transporter vers le monde du rêve et de la jubilation. Je leur adresse nos remerciements», a confié au micro de Gabonreview madame Juliette Tsangha. «J’aurais été déçu si le feu d’artifice n’avait pas lieu. C’est une distraction qui ne me coûte que le prix du transport. Avec quelques voisins, je viens de Belle-Vue avec mes enfants qui attendent ce moment chaque année», indique Jean-Jacques Boussougou, peintre en bâtiment.

À quelques mètres de là, Franck Demuynck, un Belge de passage à Libreville pour le mariage coutumier de son cousin, n’a pas caché son émerveillement pour la beauté du spectacle pyrotechnique. «Je frisonne quand je vois ces lumières illuminer le visage de la foule ici, ces embrassades et ces vœux de nouvel an que nous nous échangeons sur cette place, qu’on se connaisse ou pas. Ça me laisse sans mot quand je pense que dans ma ville de Bruges, le feu d’artifice prévu pour cette nuit de la Saint-Sylvestre a été annulé en raison des conditions météorologiques. Je pense aux miens qui n’ont pas l’occasion de vivre ces moments».

Les fusées multicolores ont également illuminé le ciel de tous les chefs-lieux du pays. On imagine bien qu’à l’intérieur du pays les populations démunies ont été un tantinet consolées par ce merveilleux spectacle pyrotechnique. «Elles ont ainsi le sentiment de n’avoir pas été oubliées, le sentiment de vivre la fête sans dépenser autre chose que l’énergie pour se déplacer», comme l’a raconté l’année dernière un correspondant de Gabonreview.

Ce spectacle pyrotechnique attire les foules pour trois raisons: il est impressionnant, féérique et… gratuit !